Ben Smith (AF-KLM) voit des bons côtés à la consolidation à venir

par Laurence Frost
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Ben Smith (AF-KLM) voit des bons côtés à la consolidation à venir
Le directeur général d'Air France-KLM, Ben Smith, a défendu vendredi sa décision de ne pas voler à la rescousse d'Aigle Azur et XL Airways, jugeant que la consolidation du secteur qui en découlera en France aura des retombées positives. /Photo prise le 27 septembre 2019/REUTERS/Régis Duvignau

TOULOUSE (Reuters) - Le directeur général d'Air France-KLM, Ben Smith, a défendu vendredi sa décision de ne pas voler à la rescousse d'Aigle Azur et XL Airways, jugeant que la consolidation du secteur qui en découlera en France aura des retombées positives.

Air France-KLM s'est retiré la semaine dernière du processus de reprise d'Aigle Azur - dans lequel le tribunal de commerce d'Evry (Essonne) doit trancher ce vendredi.

La compagnie franco-néerlandaise n'a pas non plus répondu aux appels à l'aide d'une autre compagnie aérienne française en difficulté, XL Airways.

"Il va y avoir une consolidation", a déclaré Ben Smith à la presse à l'occasion d'une cérémonie organisée à Toulouse à l'occasion de la livraison du premier Airbus A350 à Air France.

"Nous pensons que cela débouchera sur des résultats positifs, garantissant que les compagnies aériennes basées ici en France seront plus fortes pour faire face à la concurrence à l'échelle mondiale", a-t-il estimé.

"Les emplois associés à ces compagnies plus grandes et plus puissantes seront créés ici en France", a-t-il ajouté.

A titre d'exemple, le directeur général d'Air France-KLM a observé que six compagnies étaient en concurrence sur la liaison Londres-New York, à comparer aux dix compagnies se disputant la liaison Paris-New York, qui représente pourtant un marché plus réduit.

Ben Smith reste sceptique sur le modèle low-cost pour les long-courriers de XL Airways.

"Je ne pense pas aujourd'hui que le modèle de XL pourrait compléter Air France", a-t-il souligné.

Sans compter que la reprise d'une compagnie, même de taille inférieure, aurait menacé le climat social chez Air France, qui a déjà perdu 335 millions d'euros l'an dernier du fait d'une série de grèves.

"Nous avons un environnement social stable aujourd'hui chez Air France et nous avons clairement dit que nous ne comptions pas le mettre en péril", a dit Ben Smith.

(Myriam Rivet pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot)

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