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Belvédère a deux solutions pour restructurer sa dette

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Le groupe de spiritueux français a rendu public le 20 août un document sur son site internet. Il y précise sa stratégie.

Belvédère a deux solutions pour restructurer sa dette © D.R.

Les créanciers du groupe vont devoir se prononcer sur la restructuration de la dette de Belvédère qui atteint plus de 600 millions d’euros les 18 et 19 septembre prochains.

Avant cette date, Belvédère a donc mis en avant deux stratégies. Le groupe propose soit de rembourser les détenteurs de "Floating Rates Notes" (FRN), une obligation à taux variable, dont le montant est estimé à 441 millions d'euros. Soit de convertir leurs créances en actions Belvédère via  une augmentation de capital.

Ce sont notamment les investisseurs représentés par la banque d'affaires américaine Bank of New York Mellon qui sont concernés par cette opération car ils détiennent 64% des FRN.

Si le premier scénario est appliqué, le groupe devrait alors céder un ou plusieurs actifs pour l’instant non précisés. Et ce, avant le 20 mars. Dans le second cas, les créances seront  converties en actions nouvelles représentant 87% du capital social de Belvédère.

10% du capital

Mais dans les deux cas, les créanciers détenteurs d'obligations subordonnées se verront pour leur part proposer la distribution, en avril 2014, de bons de souscription d'action "qui ouvriront droit, au total, à 10% du capital de la société". Ces obligations subordonnées représentent un montant estimé de 96 millions d'euros.

Belvédère a été placé en redressement judiciaire à sa demande depuis plusieurs mois. Un conflit oppose la direction depuis trois ans à ses créanciers, qui l'accusent de s'être surendetté en 2006 pour acheter les liqueurs Marie Brizard et de sacrifier désormais ses filiales pour sauver la holding.

Le groupe, propriétaire de la vodka Sobieski et du whisky William Peel, emploie 3 650 personnes dont 750 en France.
Face à l’ampleur des dettes de plus de 600 millions d’euros et de pertes de plus de 300 millions d’euros, le PDG du groupe Jacques Rouvroy, a démissionné en octobre et a été remplacé par le directeur général, Krzysztof Trylinski.

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