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Bel confirme son succès aux Etats-Unis

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Dans un contexte contrasté en Europe, le troisième groupe fromager mondial poursuit son développement aux Etats-Unis, où il inaugurera une troisième usine cet été.

Bel confirme son succès aux Etats-Unis © Ilja - Flickr - c.c.

Le succès du groupe Bel aux Etats-Unis ne se dément pas. Selon ses dirigeants, les ventes des célèbres mini-Babybel ont bondi de 23 % sur place en 2013, portés par le développement du marché du snacking et des produits laitiers. "Le pays est devenu notre second pays en chiffre d’affaires pour le groupe et le premier marché de la marque Babybel en volume", s’est félicité le 3 avril Antoine Fievet, le discret PDG de ce groupe familial, traditionnellement avare de chiffres et de détails sur ses activités.

Troisième fromager mondial, derrière Lactalis et Kraft Foods (après sa scission avec Mondelez), le groupe termine actuellement la construction de sa troisième usine aux Etats-Unis, à Brookings, dans le Dakota du Sud. 100 millions d’euros ont été investis dans cette opération. Selon Antoine Fievet, elle devrait être opérationnelle cet été. Elle viendra épauler les unités que possède déjà le groupe à Leitchfield (Kentucky) et à Little Chute (Wisconsin). Très présent aux Etats-Unis avec les marques La Vache qui rit et Mini-Babybel, le groupe entend pousser encore plus les ventes de ses produits Boursin, une marque rachetée en 2008, actuellement fabriqués chez un sous-traitant. "Nous étudions la possibilité de produire bientôt sur place dans nos usines", a expliqué Antoine Fievet.

Fermeture de l’usine syrienne

En 2013, le groupe a vu son chiffre d’affaires progresser de 2,7 %, à 2,72 milliards d’euros. Son résultat opérationnel a progressé de 10,9 % à 234 millions d’euros, tandis que le résultat net part du groupe a reculé de 2,1 % "sous l’effet de participations minoritaires dans certains pays", a expliqué Bruno Schoch, le directeur général délégué du groupe Bel. "Malgré la hausse des matières premières, notre marge commerciale a progressé de 0,4 % en 2013, grâce à une hausse des volumes produits", a-t-il ajouté.

Pour Antoine Fievet, Bel est un "bateau très résistant", dans un contexte difficile. En France, où le groupe réalise 20 % de son chiffre d’affaires, le fromager affirme avoir augmenté ses ventes de 2 % sur un marché pourtant en stagnation. Confronté à la crise syrienne, le groupe a dû se résoudre à fermer son usine sur place, à Damas, inaugurée en 2005. "Sans cela, notre croissance en volumes aurait atteint 3,7%, contre 2,5% au final, pour 409 millions de tonnes de fromages produits", a expliqué le groupe. Pour son PDG, Antoine Fievet, "Bel reste en ligne avec l’objectif d’atteindre 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2015".

Le groupe Bel possède 27 usines dans le monde dont 6 en France, qui réalisent un tiers de sa production mondiale, soit 127 000 tonnes de fromage sur 420 000. Il estime investir plus de 100 millions d’euros par an dans son outil industriel, un niveau en hausse par rapport à ces dernières années.

Adrien Cahuzac

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