L'Usine Santé

Beiersdorf trouve un allié de confiance

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Les Nivea, salariés de l'usine française de Beiersdorf, ont eu de la chance. Leur président a milité auprès du siège allemand afin que le site soit cédé plutôt que fermé. Il a été entendu. Candidat à la reprise, Fareva présentait l'avantage de ne pas être un concurrent direct de Beiersdorf mais un opérateur industriel, conditionneur à façon. Spécialisé dans la pharmacie, les produits d'entretien et la cosmétique, il cherchait justement à monter en puissance dans le ma-quillage et le soin. Le site Nivea de Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne) offrait l'outil industriel et les compétences qui lui manquaient. Sa candidature a été retenue.

Depuis la reprise, en avril 2007, l'ancien site Beiersdorf s'offre, dans le giron de Fareva, une nouvelle jeunesse. Plus de 100 postes ont déjà été créés. Il en comptait 282 il y a un an.

Plusieurs services de fareva centralisés à savigny

« Nous avons centralisé à Savigny plusieurs des services du groupe comme les achats, les ventes à l'international, la R et D. Nous y avons transféré quelques machines d'une autre entité pour la production de petites séries. Et Beiersdorf a augmenté les volumes qu'il s'était engagé à nous confier de 5 à 6 %, ce qui est beaucoup », explique Bernard Fraisse, le PDG de Fareva. L'activité cosmétiques de son groupe connaît aussi la croissance attendue. « La moitié des créations sur notre site francilien correspond à nos besoins de production actuels et l'autre moitié aux volumes à venir », insiste l'industriel ardéchois (4 000 salariés, 600 millions d'euros de chiffre d'affaires attendu en 2008).

Fareva n'a pas coutume de supprimer des postes à la suite de reprises qui relèvent toutes de la même logique industrielle : proposer toutes les formes galéniques à ses clients, groupes pharmaceutique et cosmétique. « Nous ne reprenons un site que si nous sommes assurés d'avoir les volumes pour le faire tourner », explique-t-il. Il aura l'occasion d'appliquer une nouvelle fois sa recette dans quelques semaines, avec sa dernière acquisition, l'usine de GlaxoSmithKline (200 salariés) à Hérouville-Saint-Clair dans le Calvados, dédiée au conditionnement sous formes liquides et pâteuses. .

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