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L'Usine Santé

Bayer va supprimer 12000 postes et céder des actifs

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Publié le , mis à jour le 29/11/2018 À 17H35

Bayer, le géant de la chimie et de la pharmacie allemand qui vient de racheter Monsanto, a annoncé ce jeudi 29 novembre la vente d'actifs, la suppression de 10% de ses effectifs et des dépréciations d'un montant de 3,3 milliards d'euros.

Bayer va supprimer 12000 postes et céder des actifs
Bayer, le géant de la chimie et de la pharmacie allemand qui vient de racheter Monsanto, a annoncé jeudi la vente de nombre d'actifs, la suppression de 10% de ses effectifs et des dépréciations d'un montant de 3,3 milliards d'euros. /Photo d'archives/REUTERS/Ina Fassbender
© Ina Fassbender

Après la fusion avec Monsanto, Bayer coupe dans ses effectifs. Le géant de la chimie va supprimer 10% de sa masse salariale, soit plus de 12 000 postes, et céder des actifs, révèle-t-il ce 29 novembre. A la suite de cette annonces, le titre a perdu près de 1,8% en fin de séance à Francfort, alors que l'indice regroupant les valeurs pharmaceutiques européennes, dont il fait partie, avançait pour sa part. Cela porte à plus de 38% le recul de l'action depuis le début de l'année contre +2,7% pour l'indice sectoriel sur la période.

Bayer est notamment plombé par le fait qu'un jury californien a considéré début août que le désherbant Roundup de Monsanto, entreprise achetée pour 63 milliards de dollars (55 milliards d'euros), était à l'origine du cancer développé par un agent d'entretien. Plus de 9 000 procédures similaires sont actuellement en examen aux Etats-Unis. Bayer fait également face à des appels en faveur d'une simplification de sa structure.

Cession de la division santé animale, réflexion sur Coppertone, Dr Scholl et Currenta

Le groupe a dit qu'il céderait sa division de santé animale, valorisée six à sept milliards d'euros par des analystes. Cette division est le numéro cinq du secteur derrière Zoetis (ancienne filiale de Pfizer), Elanco, le groupe non coté Boehringer Ingelheim (qui a acquis des actifs dans la santé animale de Sanofi) et le laboratoire Merck & Co. La division de santé animale de Bayer a réalisé en 2017 des ventes pour 1,57 milliard d'euros, soit 4,5% du total du chiffre d'affaires du groupe.

Bayer passe aussi en revue ses options stratégiques pour ses crèmes solaires Coppertone et ses produits de soins du pied Dr. Scholl, des marques emblématiques acquises lors du rachat de la division santé grand public de Merck & Co en 2014 pour 14 milliards de dollars.

Bayer est aussi à la recherche d'un acquéreur pour sa participation de 60% dans Currenta, un fournisseur de services dans la chimie.

Suppressions de postes

Le groupe diversifié allemand veut par ailleurs supprimer environ 12.000 emplois sur 118.200 dans le monde dans le cadre d'un programme de réduction des coûts. Dans ses divisions santé grand public et produits pharmaceutiques, Bayer va comptabiliser une charge de dépréciation d'environ 3,3 milliards d'euros au quatrième trimestre.

Les marques acquises auprès de Merck & Co et les activités de Dihon Pharmaceutical, un spécialiste de la médecine chinoise traditionnelle racheté en 2014, représentent à elles seules 2,7 milliards d'euros sur le montant de 3,3 milliards annoncé.

Le chiffre d'affaires de la division de santé grand public, qui propose des traitements sans ordonnance, a baissé, les consommateurs aux Etats-Unis préférant acheter des médicaments moins chers sur internet. Sur les neuf premiers mois de 2018, les ventes de produits de santé grand public de Bayer ont diminué de 0,4%, hors effet de change, après un repli de 1,7% en 2017.

Bayer vise un bénéfice ajusté par action de 6,80 euros en 2019, contre 5,70 à 5,90 euros attendus cette année, avec un objectif d'environ 10 euros pour 2022. La marge bénéficiaire avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (Ebitda), avant éléments exceptionnels, est attendu en hausse de plus de 30% d'ici 2022, contre 26,5% l'an dernier.

Avec Reuters (par Ludwig Burger, Claude Chendjou pour le service français, édité par Benoit Van Overstraeten)

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