Bataille entre AMS et les fonds d’investissement Bain et Advent pour le rachat d’Osram

Ridha Loukil ,

Publié le

Après une contre-offre des fonds d’investissement Bain et Advent, le spécialiste autrichien des capteurs à semi-conducteurs AMS relève son offre pour le rachat d’Osram, fabricant allemand de LED et éclairage automobile. La bataille s’annonce rude.  

Bataille entre AMS et les fonds d’investissement Bain et Advent pour le rachat d’Osram
Les LED, une des activités d'Osram.
© Osram

Nouvel épisode dans la bataille pour le rachat d’Osram, ancienne filiale de Siemens spécialisée dans l’éclairage automobile, les LED et autres composants optoélectroniques. Deux acquéreurs potentiels sont en compétition :

le spécialiste autrichien des capteurs à semi-conducteurs AMS, qui a lancé le 3 septembre 2019 son offre publique d’achat d’Osram à 38,5 euros l’action, et les fonds d’investissement Bain Capital et Advent International qui ont surenchéri le 25 septembre dernier avec une promesse d’offre supérieure. Le montant de leur contre-offre n’a pas été révélé.

Meilleure et dernière offre d'AMS

AMS est contraint de relever son offre à 41 euros, ce qui porte le montant total de l’acquisition à 4,6 milliards d’euros, contre 4,3 milliards d’euros dans l’offre précédente. Sa surenchère montre sa détermination à l’emporter. Si l’opération aboutissait, elle donnerait naissance un groupe, leader mondial des micro capteurs et composants photoniques avec 26 400 personnes et un chiffre d’affaires de 4,3 milliards d’euros attendu en 2019. Mais AMS avertit qu’il s’agit là de sa meilleure et dernière offre. Elle court jusqu’au 1er octobre prochain.

Les fonds d’investissement Bain Capital et Carlyle ont été les premiers à conclure un accord avec le management d’Osram en vue de l’acquisition de la société à 35 euros l’action, soit un total de 3,8 milliards d'euros. Après des hésitations, AMS s’est décidé à surenchérir avec son offre à 38,5 euros l’action.

Craintes de salariés et syndicats

La bataille s’annonce serrée. Le management d’Osram semble jouer la surenchère, favorisant à chaque fois l’offre la plus avantageuse pour les actionnaires. Malgré l’assurance apportée par AMS concernant l’emploi, l’outil industriel et les conventions sociales, les salariés et les syndicats d'Osram penchent pour l’offre des fonds d’investissement. Ils craignent que l’industriel autrichien, spécialisé dans les semi-conducteurs, ne soit à terme amené à démanteler Osram pour ne garder que la partie LED et autres composants opto-électroniques.

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