[Baromètre] Les délais de paiement peinent à se réduire en France

Selon le sondage exclusif Infopro Digital Etudes / L'Usine Nouvelle / Coface, les dirigeants d'entreprises industrielles françaises constatent toujours des délais de paiement problématiques.

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[Baromètre] Les délais de paiement peinent à se réduire en France
Près d'une entreprise industrielle sur deux enregistre des délais de paiement en moyenne supérieurs à 60 jours, le plafond fixé par la loi depuis 2008.

Les mauvaises pratiques ont la vie dure. Selon le sondage exclusif réalisé par "L’Usine Nouvelle" et Coface auprès de 208 dirigeants de l’industrie, près de 46 % des entreprises industrielles enregistrent des délais de paiement en moyenne supérieurs à 60 jours, le plafond fixé par la loi depuis 2008. Pour 57 % d’entre elles, les retards dépassent 30 jours. Et la situation évolue peu. Depuis le début de l’année, 43 % des entreprises signalent une augmentation des délais de paiement de leurs clients en France. La situation est paradoxalement meilleure à l’international, où près de sept exportateurs sur dix jugent stables leurs délais de paiement. Une entreprise sur deux se dit toutefois plus optimiste pour l’an prochain.

Pour être payé à l’heure, mieux vaut avoir pour clients des PME que des grands groupes. Selon notre sondage, 46 % des industriels constatent une dégradation des comportements de paiement des entreprises de plus de 5 000 salariés, contre 31 % seulement pour celles entre 10 et 250 salariés. Or, les conséquences peuvent être lourdes. Deux industriels sur dix estiment que plus de 3 % de leur chiffre d’affaires reste impayé au bout de douze mois. Près de trois entreprises sur dix ont dû renoncer à des investissements. Face à ce risque, l’arsenal mobilisé pour réduire les retards de paiement reste encore limité. La majorité des sociétés a mis en place une équipe dédiée à la gestion des paiements et vérifie la solvabilité de ses acheteurs. Un petit tiers seulement applique des pénalités de retard, mais 19 % supplémentaires ont prévu d’adopter rapidement ce dispositif. Pour s’attaquer réellement au problème, les industriels réclament davantage de sévérité de la part de la législation, 30 % réclamant la mise en place de sanctions plus sévères, 19 % militant pour un durcissement de la loi LME.

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