Barack Obama cherche à relancer la relance

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Alors que des incertitudes pèsent sur le devenir de l’économie américaine et que des échéances électorales approchent, le président a annoncé un plan - 50 milliards de dollars - dédié, exclusivement, à la modernisation des infrastructures. Le New York Times évoque d’autres mesures destinées à encourager les entreprises qui renouvellent certains de leurs équipements.

Barack Obama cherche à relancer la relance © REUTERS

Près de deux ans après avoir mis en œuvre un gigantesque plan de relance - 800 milliards de dollars alors injectés dans l’économie américaine - le président Barack Obama donne une roue de secours supplémentaire à son pays encore convalescent. Lundi soir (l’Europe était déjà plongée dans la nuit), le locataire de la Maison Blanche a dévoilé un plan bien plus modeste que celui initialement déployé, se concentrant cette fois-ci sur les infrastructures. Une enveloppe de cinqunte milliards de dollars (39 milliards d’euros) sera ouverte, pour une durée de six ans, en faveur de la modernisation des infrastructures. Outre la remise en l’état de 240.000 km de routes, 6.500 km de liaisons ferroviaires seront tissés et 240 km de pistes d’aéroport seront rénovées.

Précision, pour ce qui est des chemins de fer : plusieurs états avaient présenté à la mi-août des demandes de subventions destinées à implanter des lignes à grande vitesse, et le TGV à l’américaine pourrait enfin prendre son départ!

Le président Obama s’est empressé de préciser que ce nouveau plan ne va pas générer d’emplois nouveaux comme prétendait le faire le précédent. «Il s’agit de mieux organiser notre économie à long terme», a-t-il ajouté.

Cette année, sans doute, 3 % de croissance

Reste à savoir si le Congrès aura vraiment à cœur de donner le feu vert un faisceau de mesures, alors que les élections approchent à grand pas : le 2 novembre, il s’agira de renouveler la totalité des sièges à la Chambre des députés et un tiers de ceux au Sénat. Or, le chef de l’Etat traverse une mauvaise passe, aggravée par les incertitudes qui pèsent sur le devenir de l’économie américaine. Les objectifs de croissance au second semestre font l’objet d’une révision à la baisse, après un premier semestre qui s’était avéré pourtant encourageant : + 3,7 %.

Selon toute vraisemblance, celle qui est encore la première économie mondiale devrait croître de 3 % en 2010.
Un scénario de croissance molle, donc, qui vaut à Obarak Obama une moisson de nouvelles inimitiés et qui pourraient coûter cher au Parti Démocrate lors des échéances électorales imminentes.

Le New York Times a fait part d’un second volet, moins médiatique que celui dédié aux infrastructures, dans le second plan de soutien à l’économie annoncé par Obama le lundi 6 septembre. Il concerne des exemptions fiscales dont bénéficieront les entreprises qui renouvelleront certains de leurs équipements tels qu’ordinateurs, générateurs, etc. Toujours selon le journal new-yorkais, la totalité de ces «bontés fiscales» pourrait représenter un moins à gagner de 200 milliards quant aux revenus du l’Etat fédéral. Des mesures dans ce sens, destinées à stimuler les entreprises qui investissent, avaient déjà été prises du temps ou George Bush tenait les rênes du pays.

 

 

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