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Banques publiques d'investissement : bons et mauvais exemples européens

Solène Davesne , ,

Publié le

Banques publiques d'investissement : bons et mauvais exemples européens

Le succès des "Landesbanken"

C’est le modèle que les présidents de région auraient aimé reproduire en France. En Allemagne, les 429 "sparkassen" (caisses d’épargne) et les "landesbanken", des banques dont les länder sont actionnaires aux côtés des sparkassen, cultivent leur proximité avec le mittelstand et participent à sa solidité financière. Près de 40% des encours de crédit aux entreprises proviennent de ces banques locales, loin devant leurs concurrentes privées. Très ancrées sur leur territoire et autonomes dans leurs décisions, les caisses régionales ont continué à prêter aux PME allemandes pendant la crise. Le système a malgré tout ses fragilités. Ainsi, la banque régionale WestLB a-t-elle échappé de peu à la faillite après les subprimes.

Les "CAJAS" piégées par la bulle

La déroute des cajas de ahorro (caisses d’épargne) coûte cher à l’Espagne. Trop proches des exécutifs régionaux et des partis politiques, elles se sont montrées peu regardantes pendant le boom économique. Elles ont financé à tour de bras les projets pharaoniques d’infrastructures pilotés par les régions et ont soutenu localement le BTP. Depuis l’éclatement de la bulle immobilière, les cajas se retrouvent avec des milliards d’euros d’actifs immobiliers dépréciés. Pour éponger les dettes de Bankia, par exemple, l’État a dû injecter 4,5 milliards en septembre. La caisse d’épargne de Valencia, elle, a fait faillite. Désormais, les banques ont fermé le robinet du crédit et les PME sont au bord de l’asphyxie.

Ils veulent aussi leur BPI

David Cameron marche dans les pas de François Hollande. Pour relancer l’économie, retombée en récession, le Premier ministre britannique a annoncé la création d’une banque publique pour financer les PME. Objectif : endiguer la contraction du crédit qui leur est distribué. Au cours des douze derniers mois, un tiers de celles qui avaient sollicité un prêt à leur banquier ont reçu une réponse négative. Pour l’instant, les contours de la future banque ne sont pas connus. Mais le gouvernement britannique devrait allouer 1,2 milliard d’euros à cette nouvelle entité.

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