BANQUELE CRÉDIT LYONNAIS PRIVÉ D'INDUSTRIELe CDR, qui regroupe les actifs industriels du Crédit lyonnais, dispose de trois ans pour les céder. Cette vaste opération de reclassement met un terme au rêve de banque-industrie "à l'allemande" de la première banque française.

Partager

BANQUE

LE CRÉDIT LYONNAIS PRIVÉ D'INDUSTRIE

Le CDR, qui regroupe les actifs industriels du Crédit lyonnais, dispose de trois ans pour les céder. Cette vaste opération de reclassement met un terme au rêve de banque-industrie "à l'allemande" de la première banque française.



Depuis qu'il a pris la présidence du Crédit lyonnais, il y a tout juste un an, Jean Peyrelevade n'a cessé de dénoncer les errements de la banque-industrie. Si une dizaine de milliards d'actifs ont été vendus, il reste encore à céder l'essentiel de l'énorme portefeuille de participations industrielles constitué par Jean-Yves Haberer. Un ensemble évalué à 45milliards de francs. En présentant le deuxième plan de sauvetage du Crédit lyonnais, le ministre de l'Economie, Edmond Alphandéry, a officialisé la formidable cure d'amaigrissement de la première banque française préparée par l'équipe dirigeante de la banque. Ce plan, qui doit être soumis à l'approbation des Communautés européennes, s'articule autour de trois pôles: le Crédit lyonnais lui-même, qui cède ses actifs, la Société de participations banque industrie, créée l'an dernier, et le Consortium de réalisations (CDR), chargé d'acheter ces actifs afin de les vendre. L'Etat actionnaire et les dirigeants du Lyonnais se donnent ainsi les moyens de sauver le groupe en évitant la recapitalisation massive, qui aurait été contraire aux règles de concurrence et à l'équilibre budgétaire. Filiale du Crédit lyonnais, le CDR a trois ans pour rechercher "dans le respect de l'intérêt des entreprises concernées et en concertation avec elles" la meilleure valorisation de son patrimoine de participations industrielles. L'aventure de la banque "à l'allemande" prend fin quatre ans après l'entrée fracassante du Crédit lyonnais dans Rhône-Poulenc, Bolloré, Framatome, Arnault et Associés (LVMH), Novalliance, Concept, etc. Toutefois, la banque pourra racheter certaines des participations industrielles à concurrence de 5milliards de francs. Cela représente 10% du portefeuille actuel. N'est pas la Deutsche Bank qui veut. Alain Pauche



USINE NOUVELLE N°2495

Partager

LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS