Baisser les charges des entreprises de 30 milliards d'euros ? Impossible, répond Bercy

Interrogés à la radio au lendemain de la publication d'un texte signé par 98 chefs de grandes entreprises et appelant à une baisse du coût du travail de 30 milliards d’euros, le ministre de l'Economie et le ministre du Travail ont tous deux écarté cette piste. Jeudi 25 octobre, François Hollande avait exclu l'idée d'un choc de compétitivité, lui préférant un pacte s'accompagnant de mesures sur l'ensemble du quinquennat.

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Baisser les charges des entreprises de 30 milliards d'euros ? Impossible, répond Bercy

Les ministres étaient sur le front ce matin du lundi 29 octobre pour répondre aux 98 chefs d'entreprises signataires d'un texte appelant à un choc de compétitivité. Ils réclament notamment un allègement des cotisations sociales de 30 milliards d'euros sur deux ans qui serait financée par une hausse de la TVA et une baisse des dépenses publiques.

Pour Pierre Moscovici qui était à l'antenne d'Europe 1, cet effort est tout simplement impossible à envisager car il remettrait en cause l'objectif de réduction du déficit public à 3% du PIB en 2013, contre 5% prévu pour 2012. Le ministre de l'Economie a en outre exclu de recourir à une hausse de la TVA ou de la CSG, qui grèverait "le pouvoir d'achat des Français" qui sont les "clients" de ces mêmes entreprises.

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"Je pense pour ma part que nous allons d'abord agir sur ce qui n'est pas le coût du travail", mais "nous allons aussi agir sur le coût du travail, mais pas comme le demande l'Afep (l'association française des entreprises privées à l'origine de l'apple des chefs d'entreprises, Ndlr), par une augmentation de la CSG ou de la TVA de manière massive parce que nous pensons au pouvoir d'achat", a déclaré Pierre Moscovici.

François Hollande avait appelé jeudi 25 octobre à la mise en place d'un pacte de compétitivité, écartant ainsi toute baisse massive des charges des entreprises.

Après le "pacte", le "tissage méticuleux" de Michel Sapin

Je ne connais pas une seule entreprise qui pense se porter mieux, après un choc, un coup", a pour sa part indiqué le ministre du Travail Michel Sapin au micro de BFM Business.

Faisant référence comme Pierre Moscovivi à l'objectif de réduction du déficit, Michel Sapin a ajouté qu’il "ne faut pas ajouter les chocs et aux chocs".

"Plutôt que le choc, je préfèrerais qu'on parle d'un tissage, d'un travail méticuleux", a-t-il estimé.

Il a toutefois reconnu que "les entreprises qui sont dans la compétition internationale, y compris en terme de coûts salariaux, ont besoin d'une évolution, d'une aide". "Faisons-le, travaillons précisément, méticuleusement, pas avec des chocs, pas avec des grandes phrases", a expliqué Michel Sapin.

Le ministre du Travail partage aussi l'analyse de son homologue de l'Economie sur l'idée d'une hausse de la TVA ou de la CSG : Nous ne pouvons augmenter la TVA et la CSG alors que la consommation va mal et que nous avons justement besoin d’un marché intérieur."

Michel Sapin a rappelé que Nicolas Sarkozy avait accordé une baisse de charges de 12 milliards d'euros, via une forme de TVA sociale depuis abrogée par le nouvel exécutif :"Cette fois ils en réclament 30", s'est-il étonné.

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