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Quotidien des Usines

Baisse des profits pour les leaders de la grande consommation

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Les profits des 50 principaux groupes mondiaux de la grande consommation (alimentaire et boissons, hygiène beauté, entretien) ont enregistré pour la première fois une baisse en 2008.

Baisse des profits pour les leaders de la grande consommation © DR

Les entreprises citées

 « Ce n’est probablement jamais arrivé ! », s’étonne Jean-Daniel Pick, associé du cabinet de consultant OC&C. La baisse de 0,7 % à 17,4 % de la marge opérationnelle moyenne des 50 principaux groupes (Nestlé, Procter & Gamble, Unilever, Pepsico…) est l’une des surprises de la huitième livraison de l’étude du cabinet. Jusqu’ici, la marge opérationnelle progressait de 0,4 à 0,5 % par an en moyenne, estime Jean-Daniel Pick. La chute est donc sévère.

Quelques groupes tirent néanmoins leur épingle du jeu. Nestlé, le leader, a enregistré une hausse de sa marge opérationnelle de 7,2 % (en partie grâce à la vente d’Alcon à Novartis). Johnson & Johnson (+5,2 %), Unilever (+4,5 %) dont c’est le « grand retour en termes de compétitivité » explique l’analyste, Avon (+3,5 %) ou Henkel (+2,5 %) enregistrent eux aussi de bonnes performances.

Principale raison de ce tassement des profits ? « La hausse des matières premières que les groupes n’ont pas pu répercuter entièrement aux distributeurs et aux consommateurs, dans un contexte de ralentissement général », analyse Jean-Daniel Pick. L’indice des prix des matières premières alimentaires a en effet progressé de 41 % entre janvier 2007 et juillet 2008, a pesé à hauteur de 1,6 point sur la marge opérationnelle des industriels de la grande consommation.
 

Une hausse du chiffre d'affaires de 10%


Dans ce contexte, les groupes ont fortement réduit leurs dépenses de marketing et de communication. En revanche, ils ont continué d’investir en recherche et développement : le budget a progressé fortement en valeur ajouté (+15,5 % en moyenne en 2008) et il est resté stable par rapport au chiffre d’affaires. « Les grands groupes ont contre-attaqué sur le cœur de marché, pour faire face au développement des marques de distributeur et les premier prix. C’est le cas d’Unilever, qui a fait de grosses promotions sur sa marque Flora (équivalent de Fruidor) au Royaume-Uni, ou de L’Oréal, qui vient d’annoncer qu’il va développer des produits en grands formats ». Enfin, les mouvements de fusions-acquisitions, qui ont repris fortement en 2007 et 2008, devraient se poursuivre en 2009, notamment dans des secteurs comme les spiritueux, la bière et le tabac, sur des opérations de recentrage et non plus de diversification.


En moyenne, le chiffre d’affaires des 50 champions progresse de 10,8 %, soit une des plus fortes croissances jamais enregistrées. « Mais cela cache une croissance organique d’environ 6,7 %, ce qui est finalement peu glorieux, compte tenu de l’effet mécanique de la hausse des prix des matières premières », explique Jean-Daniel Pick. Les Français Pernod Ricard (7 % de croissance en moyenne sur la période 2004-2008) et Danone (8,5 %) font figure de champions de la croissance organique sur le long terme, aux côtés de l’américain Colgate Palmolive (8,1 %).

Sur le premier trimestre de l’année 2009, la baisse des marges semble s’intensifier pour le secteur de la grande consommation ont continué de chuter de 1,4 %, passant de 17,5 % à 16,1 %. Le pire est peut-être à venir…

 

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