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Baisse de 33% du prix du minerai de fer

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Les négociations annuelles entre mineurs de fer et sidérurgistes se concluent par une baisse plus réduite que prévue.

Baisse de 33% du prix du minerai de fer

A l'issue de négociations qui ont duré plus de six mois, le mineur australo-britannique Rio Tinto et le sidérurgiste japonais Nippon Steel se sont finalement entendus sur une baisse de 33% du prix du minerai de fer. Il en coûtera désormais 97 cents par dmtu (dry métric tonne unit) à Nippon Steel pour obtenir les fines de Pilbara et de Yandicoogina, contre 144,66 cents précédemment. Le nouveau prix s'appliquera à dater du 1er avril et s'appliquera également aux boulettes de Pilbara qui baissent dans les mêmes proportions de 201,69 à 112 cents par dmtu.
L'autre géant minier australo-britannique, BHP Billiton, devrait conclure ses négociations, comme il est d'usage, sur les mêmes bases avec ses clients japonais et coréens. Restera à convaincre les aciéristes chinois qui défendaient une baisse comprise entre 40 et 50% pour 2009/2010. Pour les Chinois, en effet, il ne s'agissait pas moins que d'effacer la hausse de 96% imposée par les mineurs l'an dernier. Certains analystes en Australie estiment que Baosteel et les autres sidérurgistes chinois pourraient obtenir un prix inférieur à celui des Japonais. La Chine représente à elle seule plus de la moitié du marché mondial du minerai de fer. Le numéro un du minerai de fer, le brésilien Vale, avait laissé l'initiative des négociations à ses concurrents australiens, ayant l'an dernier conclu trop tôt avec une hausse de « seulement » 71%.
Cette baisse du prix du minerai de fer a été provoquée par l'effondrement de la demande d'une sidérurgie mondiale qui, Chine et Inde exceptées, tourne à 50% de ses capacités. Elle fait suite à six hausses consécutives qui avaient multiplié par quasiment cinq le prix du minerai. Le Japon est le deuxième marché de Rio, lui ayant acheté l'an dernier 55 millions de tonnes (Mt) de minerai de fer, les aciéristes chinois dans le même temps en ont acquis 100 Mt.
La demande chinoise est toujours forte, signalait hier le responsable minerai de fer de Rio Tinto, Sam Walsh. La fermeture de mines de fer chinoises, peu rentables, polluantes et dangereuses incitent les aciéristes locaux à augmenter leurs importations de minerai étranger, indien, australien et brésilien. Nos capacités travaillent à plein rendement à souligné Walsh lors d'une conférence sur les mines à Camberra, estimant « réaliste » la baisse de 33%.
Daniel Krajka

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