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Quotidien des Usines

B.Braun injectera de 150 à 200 millions d’euros en France d’ici 2020

Gaëlle Fleitour , , , ,

Publié le

D’ici 2020, le producteur allemand de matériel médico-chirurgical B.Braun va miser sur ses six usines hexagonales aux produits très diversifiés pour conquérir de nouveaux marchés à travers le monde. Il compte y investir près de 150 à 200 millions d’euros.

Le fabricant allemand de matériel médical B.Braun mise sur la France pour se développer. Le groupe familial né en 1839 vient de dévoiler sa stratégie à l’horizon 2020. Et la France va jouer un rôle clé, avec ses six sites de production exportant à 80 % : l’industriel compte doubler ces exportations pour servir notamment les marchés asiatiques et d’Amérique Latine.

Fort de 2 000 salariés, B.Braun se revendique "premier employeur du dispositif médical en France", et dispose à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir) de la deuxième plus grande usine en la matière, avec 400 employés. Ce qui ne l’a pas empêché de connaître quelques petits soucis avec l’agence sanitaire française (voir encadré).

11 millions d’euros pour optimiser l’usine de Chaumont

La filiale française réalise 367 millions d’euros sur les 5,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires du groupe. Après avoir injecté 35 millions d’euros en 2014 dans l’Hexagone, B.Braun compte investir entre 150 à 200 millions d’euros entre 2015 et 2020, promet Marc-Alexander Burmeister, le président de B.Braun en France.

Au programme : 30 à 50 millions d’euros dans l’innovation, pour plancher sur sa R&D et acquérir les brevets de nouvelles technologies. Mais aussi 100 millions d’euros dans sa production. Ainsi, 7 millions d’euros ont été débloqués en 2014 pour augmenter les capacités du site Suturex & Renodex de Sarlat-la-Caneda (Dordogne), où le groupe produit des aiguilles chirurgicales pour le monde entier. Tandis que 11 millions sont en cours d’investissement sur le site Aesculap de Chaumont (Haute-Marne), l’usine dans laquelle il fabrique des prothèses de genou, afin d’accentuer l’automatisation du site et d’améliorer la qualité pour servir le marché américain. "Nous investissons dans la technologie, mais aussi dans la formation des salariés pour répondre à la demande de l’autorité sanitaire américaine", confie Marc-Alexander Burmeister à usinenouvelle.com

Se renforcer dans les services

Enfin, 20 à 50 millions d’euros seront dédiés aux services. L’Allemand s’est ainsi emparé à travers la France de dix-neuf centres de dialyse il y a une dizaine d’année, rachetés à l’américain Baxter, mais n’entend pas en rester là. Il espère ainsi doubler le nombre de patients dialysés traités, de l’ordre de 1 000 aujourd’hui.

Plus de 200 emplois pourraient voir le jour à travers tous ces projets. B.Braun se gardant également une marge de manœuvre d’éventuels rachats de PME françaises innovantes du matériel médical.

Une diversification risquée ?

Si le groupe se revendique leader en Europe dans les instruments de perfusion ou de chirurgie, avec plus de 40 % de parts de marché, sa diversification peut constituer un frein pour concurrencer de grands groupes plus spécialisés, en particulier américains. Car l’Allemand est présent aussi bien dans les produits pharmaceutiques utilisés en anesthésie (stupéfiants, antidouleur), que dans les stents nouvelle génération recouverts de médicaments dans le domaine cardiovasculaire, ou encore les dispositifs pour capter les caillots dans les vaisseaux sanguins…

Mais dans ce secteur sensible de la santé, "on ne peut pas exclure des rappels, problèmes de qualité ou résultats pas favorables sur des produits, qui peuvent menacer la profitabilité d’une entreprise", rappelle Marc-Alexander Burmeister. Un risque plus limité grâce à sa large offre de produits, veut croire le dirigeant. Certains, très rentables, permettant également de financer l’innovation des autres.

Gaëlle Fleitour

L’usine de Nogent-le-Rotrou rappelée à l’ordre par l’agence sanitaire

Il fait partie des "centres d’excellence" du groupe allemand. Et pourtant, le site de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), dédié aux traitements de l’incontinence et de l’urologie, s’est fait épingler en juin par l’agence sanitaire française (ANSM) pour des problèmes de stérilisation, avec obligation de se mettre en conformité d’ici la fin juillet. La production n’a pas été stoppée et aucun rappel de lot n’a été effectué, indique-t-on chez B.Braun.

Le problème serait en passe d’être réglé et aurait également permis au groupe d’adopter une approche mondiale pour répondre aux enjeux de stérilisation, pour lesquels les autorités ont élevé leurs standards.

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