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L'Usine Aéro

Azur Drones sécurise les sites

Laurent Rousselle , , ,

Publié le

Azur Drones sécurise les sites
Le drone Skeyetech et sa station d’accueil.
© cRéDIT PHOTO

Encore peu répandus, les drones destinés à la vidéosurveillance de sites sensibles – raffineries, centrales nucléaires, centres de données… – pourraient prendre leur envol cette année. Une nouvelle génération d’engins voit le jour, avec comme principal atout de voler sans télépilote. Les utilisateurs, sociétés de sécurité privée en tête, y voient leur intérêt : elles pourront facturer ces prestations sans que leurs personnels aient obtenu une certification théorique et pratique.

Seul acteur français sur ce secteur, Azur Drones a présenté lors du CES de Las Vegas Skeyetech, sa solution entièrement autonome. Interfacé à l’hyperviseur du site, le quadri-rotor, après avoir enregistré la cartographie du lieu, décolle au moindre signal émis par un capteur de mouvement. Trente secondes sont nécessaires au drone pour s’extraire à la verticale de sa station d’accueil. Le temps que s’ouvre le couvercle de la caisse et qu’un monte-charge fasse passer le drone du fond à la surface, à l’instar d’un chasseur sur un porte-avions. Une fois libéré, l’appareil conçu en carbone, d’un poids de 3,5 kg, décolle et se rend sur la zone à surveiller à une vitesse de 60 km/h pour effectuer une levée de doute. Il peut, hors contrainte réglementaire, parcourir une dizaine de kilomètres.

De jour comme de nuit, grâce à sa gamme de capteurs interchangeables, l’appareil enregistre et transmet en temps réel les images qui aideront l’agent de sécurité dans sa prise de décision. L’interface logicielle permet à ce dernier, via une tablette ou un smartphone, de prendre le contrôle des caméras. En outre, le drone peut assurer le suivi d’intrus dans la durée.

Une fois sa mission achevée, l’appareil revient à sa base. Testée dans toutes les conditions climatiques, la caisse assure une protection contre le sable et l’eau. Elle respecte les standards aéronautiques et un indice de protection IP67. À l’abri dans ce « petit » hangar d’un poids de 140 kg, le drone a besoin de trente minutes pour recharger ses batteries. Une opération qui nécessite que la caisse soit raccordée à une source d’énergie, secteur ou groupe électrogène. Des prises ethernet et USB sont accessibles pour assurer des opérations de maintenance simplifiées et permettre l’extraction des données enregistrées, pour un débriefing ultérieur, par exemple.

Azur Drones a multiplié les levées de fond depuis trois ans et a acquis plusieurs sociétés, dont Skeyetech, spécialiste de la vidéoprotection par drones en octobre dernier. Créée en 2012, l’entreprise emploie 50 personnes réparties sur quatre sites. Elle a réalisé 4,5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017 et vise 10 millions fin 2018. 

Principaux concurrents

  • Airobotics (Israël)
  • Matternet (États-Unis)

Caractéristiques

  • Drone à voilure tournante à 4 ou 8 rotors
  • Autonomie 35 minutes
  • Dimension 70 cm de diagonale entre les moteurs
  • Vitesse 60 km/h
  • Poids de la station d’accueil 140 kg
  • Déploiement du drone 30 secondes
  • Résolution caméra HD avec zoom x 20
  • Temps de recharge 30 minutes

 

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