Avions modulaires : quand des ingénieurs séparent le fuselage des ailes

Deux projets futuristes réinventent l’avion en dissociant le fuselage du reste de l’appareil. Objectifs : une plus grande souplesse d’utilisation, des transports multimodaux, et même des économies d’énergie.

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Avions modulaires : quand des ingénieurs séparent le fuselage des ailes

Clip-Air est un projet de l’Ecole Polytechnique de Lausanne (EPFL). Comme son nom l’indique, il propose de clipper le fuselage sous une aile volante. En fait, ce sont 3 capsules qui pourraient s’accrocher sous l’aile, selon les besoins, pour du fret ou des passagers. L’idée est que chaque capsule pourrait être chargée ailleurs, dans une gare ou sur un site industriel, par exemple, et convoyée par le rail pour ensuite s’envoler sur un aéroport.

Le but est donc de permettre une gestion plus flexible de la demande dans les transports. Mais les laboratoires de l’EPFL ont calculé que ce type de transport devrait aussi sensiblement réduire la consommation de carburant. Dans une première étape, ils visent la réalisation d’un modèle réduit volant d’environ 6 mètres, avec des miniréacteurs.

On retrouve la même idée dans le projet Bee-Plane piloté par la start-up Technoplane, mais qui réunit 7 écoles et universités françaises, que viennent de rejoindre le Trinity College de Dublin, et Supméca (Paris). Un seul fuselage détachable, cette fois, mais de grande taille.

L’un des partenaires (l’Enstaca) a même proposé une version hôpital, avec des blocs opératoires, pour des missions humanitaires. Fort de ses nombreux partenaires, Bee-Plane se donne deux ans pour faire des études de faisabilité techniques et économiques sur les trains d’atterrissage, les moteurs, les ailes…

Thierry Lucas

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