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L'Usine Aéro

Aviation régionale : Finmeccanica pose un ultimatum à son partenaire EADS pour l’ATR allongé

Hassan Meddah , , , ,

Publié le

Le groupe italien donne jusque la fin de l’année à EADS, son associé à 50/50 dans la coentreprise ATR, pour lancer une version 90 places de leur avion à hélices. Sinon, il menace de se tourner vers un nouveau partenaire.

Aviation régionale : Finmeccanica pose un ultimatum à son partenaire EADS pour l’ATR allongé © ATR

Les entreprises citées

Finmeccanica est impatient ! Co-actionnaire à 50% de l’avionneur régional ATR aux cotés du groupe d’EADS, il milite pour le lancement d’une version supérieure à 90 places de son avion à succès l’ATR. Et pour cause, l’appareil à hélices qui existe aujourd’hui en version 50 et 70 places (respectivement baptisé ATR 42 et ATR 72), connait un succès grandissant auprès des compagnies aériennes. Les avions à hélices sont en effet moins gourmands en kérosène que les turbojets. De quoi booster le carnet de commandes de l’avionneur franco-italien qui a dépassé les 220 appareils en commandes.

Un record ! Malgré cela,  EADS ne partage pas cet empressement et temporise pour donner son feu vert au lancement d’une version agrandie. "Nous patienterons jusque la fin de l’année", explique Giuseppe Giordo, PDG d’Alenia Aermacchi. "Nous sommes persuadés qu’il y a un marché pour un appareil de 90 places et les technologies sont disponibles", insiste-t-il. Plusieurs motoristes dont Pratt&Whitney et Safran, ont en effet souligné leur intérêt pour motoriser un tel appareil.

Plusieurs partenaires alternatifs possibles   

Pour prouver le sérieux de sa menace, Finmeccanica aurait déjà même entamé des discussions avec des groupes étrangers. "Nous avons plusieurs partenaires alternatifs possibles", confie le dirigeant italien même s’il reconnait qu’EADS reste le partenaire naturel et privilégié.

Jusqu’ici les deux partenaires ont longtemps temporisé. Il faut dire qu’ils sont sur des tempos différents. EADS se concentre avant tout sur la gamme des avions de la famille Airbus aux enjeux économiques considérablement plus importants : la certification et le programme d’essais en vol de l’A350, l’A320 NEO, remotorisation de son best seller l’A320, la résolution des problèmes de production des A380… A l’opposé, Finmeccanica, plombé par une dette colossale est contraint de céder des actifs dans le domaine de l’énergie et du transport… et souhaite accélérer dans l’aéronautique civile, la défense et le secteur spatial.

L’abandon de ce partenariat apparait toutefois problématique à détricoter. La contribution des deux associés à la conception de l’appareil est complémentaire. Alenia Aermacchi (Finmeccanica) fabrique le fuselage central et l’empennage de l’ATR dans les environs de Naples tandis que les ailes et l’appareil sont assemblés en France respectivement à Mérignac par Sogerma (EADS) et Toulouse par ATR.

Pour forcer son partenaire à lui embrayer le pas, le groupe italien pourra faire valoir le niveau attendu de commandes remporté sur le salon. Le meilleur jamais réalisé dans l’histoire de l’avionneur, laissent déjà entendre certains !

Au Bourget, Hassan Meddah

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