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Aventis rejette l'offre de son concurrent. EADS sélectionné par le ministère de la défense britannique. Bruxelles sceptique sur les déficits français...

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Aventis rejette l'offre de son concurrent. Le groupe pharmaceutique européen se cherche un chevalier blanc pour contrer l'OPA de 48 milliards de Sanofi-Synthélabo, rapportent tous vos quotidiens. Le directoire d'Aventis juge le projet sans intérêt pour les actionnaires. Les syndicats ne sont pas franchement hostiles à la fusion, mais craignent des milliers de suppressions d'emplois, notamment en France, tandis que les marchés tablent sur un sensible relèvement du prix.

EADS sélectionné par le ministère de la défense britannique. Le consortium AirTanker, emmené par le groupe d'aéronautique et de défense européen, a été retenu pour le contrat des avions ravitailleurs de la Royal Air Force, au dépend du groupe concurrent piloté par Boeing et British Aerospace. Il s'agira d'un contrat de service complet basé sur le principe du partenariat public-privé, indique Les Echos. Il porte sur un montant total de près de 19 millions d'euros et s'étalera sur 27 ans.

Bruxelles sceptique sur les déficits français. La Commission européenne doute des prévisions de la France et des capacités du gouvernement à ramener le déficit français sous la barre des 3 % de PIB d'ici à fin 2005, souligne Les Echos. Elle va présenter demain des recommandations sur plusieurs programmes de stabilité de la zone euro. Elle juge que les prévisions de réduction des déficits sont trop optimistes, et qu'à politique inchangée l'Hexagone ne disposera pas d'un budget lui autorisant une marge de sécurité suffisante.

La Coface présente sa nouvelle carte des risques. L'assureur français du commerce extérieur constate, dans son palmarès de la solvabilité des entreprises par pays, une reprise mondiale, mais doute de sa solidité, observe le Figaro. Le retour de la croissance aux Etats-Unis et en Asie devrait ouvrir une nouvelle phase d'expansion durable, ajoute Les Echos. Mais des freins persistent en Europe, à la traîne notamment à cause de la faiblesse de l'économie allemande.

La dette de Parmalat enfle. L'ampleur des malversations du groupe agroalimentaire italien se révèle après l'audit effectué par le cabinet PricewaterhouseCoopers. La dette pourrait être comprise entre 14,5 et 14,8 milliards d'euros, note le Financial Times, soit plus de huit fois le chiffre officiel. Le groupe serait en fait cinq fois moins rentable qu'annoncé, rapporte La Tribune. En 2003, la marge opérationnelle dégagée serait plus proche des 3 % que des 12 % proclamés, confirmant les inquiétudes des créanciers sur la capacité du groupe laitier à rembourser ses dettes.

Les scandales se multiplient dans le transport aérien. La Tribune revient sur les reprises douloureuses des compagnies aériennes en difficulté. Air Lib, Air Littoral, Air Jet ou L.Air, les propositions de reprise de ces entreprise en difficultés ont presque toutes abouti à des déboires judiciaires. Pour éviter la disparition, les tribunaux de commerce ont accepté des solutions risquées, courant après les nouveaux actionnaires, peu solvables pour la plupart, et se terminant par des plaintes pour usage de faux ou abus de bien social.

OPA, Danone veut faire taire les rumeurs. Malgré les rumeurs de rachat émanant de grands concurrents comme l'anglo-néerlandais Unilever ou les américains Kraft Foods et PepsiCo, le numéro français de l'agroalimentaire réaffirme sa volonté et sa capacité à rester indépendant, remarque le Wall Street Journal. Pour autant les spécialistes du secteur relèvent que le groupe n'a pas d'actionnaires de référence, que son chiffre d'affaires, autour de 13 milliards d'euros, ne représente que le quart de celui d'un Nestlé et que son portefeuille de marques peut susciter bien des appétits.

Microsoft dans le collimateur de Bruxelles. Après plus de trois ans d'enquête, les autorités de la concurrence de la Commission européenne sont arrivées aux conclusions d'abus de position dominante et de violation des règles en matière de concurrence. Selon le Financial Times, les services de Mario Monti pourraient bientôt condamner le géant du logiciel. En théorie le montant de l'amende infligée pourrait atteindre jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires.

Il n'a pas été possible de publier la revue plus tôt, nous prions nos lecteurs
de bien vouloir nous en excuser

Didier RAGU

A demain !

 

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