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L'Usine de l'Energie

Avenir du nucléaire, énergies renouvelables, taxe carbone... Le vrai du faux

Aurélie Barbaux , , , ,

Publié le , mis à jour le 20/11/2018 À 12H42

Qu’ils soient pro ou antinucléaire, écologistes ou industriels, des lobbys de l’énergie véhiculent certaines idées subtilement fausses sur la transition énergétique en France. L’Usine nouvelle a enquêté sur 10 de ces affirmations pour vous aider à les décrypter.

Avenir du nucléaire, énergies renouvelables, taxe carbone... Le vrai du faux
L’Usine nouvelle a décrypté pour vous 10 idées fausses sur la compétitivité du nucléaire, les coûts des renouvelables, la fiscalité écologique, le gaz renouvelable...
© Floatgen

Idée fausse n° 1 : L’énergie en France est déjà décarbonée grâce au nucléaire

Ne pas confondre énergie et électricité. Cette dernière ne représente que 24,7 % de la consommation d’énergie en France en 2017 (selon le Datalab du gouvernement). Les énergies fossiles (pétroles, charbon et gaz naturel), importées et très émettrice de CO2, ont représenté 63,7 % de la consommation. Le solde de 11,6 % est fourni par la biomasse, les déchets et de la chaleur produite en cogénération.

Sinon, effectivement, grâce à l’électricité nucléaire et hydroélectrique, en 2014, la France n’émettait 4,57 tonnes de CO2 par habitant, contre 16,35 en Amérique du nord, selon la Banque Mondiale. Mais la France n'est qu'à peine en-dessous de la moyenne mondiale, qui était à 4,95 t de CO2 par habitant il y a quatre ans. Et si la tendance des émissions de gaz à effet de serre était baissière grâce aux politiques d’économies d’énergies des entreprises notamment, les émissions de CO2 sont reparties à la hausse en 2017. Elles ont augmenté de 3,2 % à cause de l’arrêt de centrales nucléaires pour des raisons de sûreté, au profit de centrales thermiques gaz et charbon, d’un climat défavorable à l’hydraulique mais aussi de la croissance économique de 2 % (selon le Commissariat général au développement durable).

Idée fausse n° 2 : La taxe carbone doit financer la transition énergétique

Le principal objectif de la contribution climat énergie (CCE), la taxe carbone française, n’est pas de financer la transition énergétique mais de changer les comportements des consommateurs et de motiver les entreprises à réaliser des investissements qui ne seraient pas rentables sans cette fiscalité. Par exemple le biométhane ne sera compétitif avec le gaz naturel importé "qu’avec une taxe carbone à 140 euros et si on arrive à baisser les coûts de production à 60 €/MWh" (contre environ 90 aujourd’hui), explique Didier Holleaux, directeur général adjoint gaz d’Engie.

Et c’est pourquoi fin 2017, le Parlement a voté une nouvelle trajectoire pour la CCE. De 7 euros la tonne de CO2 en 2014, elle est passée à 30,50 euros/t CO2 en 2017, 44,60 euros/tCO2 en 2018 et devrait atteindre 86 euros en 2022.

Sinon, les recettes de la CCE ont représenté 6,4 milliards d’euros en 2017. Et globalement, la TICPE, qui inclue la CCE, ramène environ 34 milliards d’euros au budget de l’état (et devrait atteindre 37 milliards en 2019). Une partie est fléchée vers le financement des énergies renouvelables via un compte d’affectation spécial transition énergétique (CAS TE).

Idée fausse n° 3 : La France a besoin de 6 nouveaux EPR

Ce chiffre de six réacteurs nucléaires EPR à construire en France entre 2025 et 2035 est issu du rapport Escatha-Collet-Billon (classé secret défense mais qui a judicieusement fuité en pleine préparation de la PPE) sur "le maintien des capacités industrielles de la filière nucléaire en vue de potentielles nouvelles constructions de réacteurs". Est-il crédible ?
Recommencer à construire vite, et en série (d’où le chiffre de 6), des EPR, serait en effet indispensable à la filière nucléaire pour maintenir ses compétences, qu’elle avait perdues comme on peut le constater avec le catastrophique chantier de l’ERP de Flamanville.

Dans l’optique où la France souhaite maintenir 50 % d’électricité nucléaire dans son mix électrique, la construction de nouveaux réacteurs en replacement de ceux du parc historique - qui même prolongés de 10 voire 20 ans seront bien arrêtés un jour - a également du sens, n’en déplaise aux écologistes.
A moins que la France ne décide de programmer la sortie du nucléaire, la question de la construction d‘un nouveau parc se pose. Mais rien ne presse, même en comptant un délai de dix ans entre la décision de construction et la mise en service d’un réacteur.

Quant à savoir s’il faudra reconstruire 1, 3, 6 voire 8 ou 9 (comme le propose la SFEN) EPR en plus de celui de Flamanville, attendre qu’EDF et Framatome développent l’EPR 2 - plus simple et moins coûteux à construire - ou acheter des réacteurs au design japonais ou chinois… La question reste ouverte.

L’Elysée pencherait pour la construction de 3 nouveaux EPR. François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, repousse la décision entre 2021 et 2023.

Idée fausse n° 4 : L’Europe oblige EDF à renégocier ses concessions hydroélectriques

"C’est la France qui s’est engagée, en 2008, à mettre ses concessions hydroélectriques en concurrence. Ce n’est pas Bruxelles qui nous l’a demandé", a rappelé Élisabeth Ayrault, la présidente de CNR, lors d’une rencontre avec la presse en mars 2018. Au moment où la France négociait avec l’Europe des droits plus importants sur le nucléaire et les tarifs régulés, elle aurait d’elle-même donné ce "gage".
Depuis, la France traîne à s’exécuter. Et Bruxelles a lancé deux procédures contre l’État français. La première concerne des articles de la Loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015, qui autoriserait la prolongation de concessions contre travaux, ce qu’interdirait Bruxelles. La Direction de la concurrence européenne reproche aussi à l’État français d’avoir verrouillé le marché et d’avoir prolongé, sans mise en concurrence, environ 180 ouvrages exploités par EDF.

Idée fausse n° 5 : La consommation électrique va augmenter (à cause des véhicules électriques)

Cela pourrait paraître logique, mais c’est faux. Les estimations de RTE (le transporteur d’électricité) à l’horizon 2035 pour un déploiement d’environ 10 millions de véhicules électriques tablent sur une consommation électrique supplémentaire de 40 TWh, soit 7 % de la consommation française. En mettant en regard ce chiffre et la tendance à la stagnation, voire à la baisse (RTE parle de -0,5 % par an), de la consommation électrique française, celle-ci ne sera impactée qu’à la marge par une arrivée massive de véhicules électriques. Le véritable enjeu sera de gérer l’appel de puissance pour le réseau de cette recharge dans sa dimension spatiale (concentrée en ville) et temporelle (à 18h-19h, en rentrant du travail, lors de la pointe de consommation actuelle), explique le Syndicats des énergies renouvelables.

En revanche, la consommation mondiale d’électricité va beaucoup augmenter. Selon les projections de l’Agence Internationale de l’Energie, elle passera de 19 % de la demande totale d’énergie aujourd’hui à 30 % en 2040.

Idée fausse n° 6 : Les emplois des renouvelables sont tous partis en Chine

La France compte 107 000 emplois dans les énergies renouvelables, dont 30 000 dans la biomasse et les biocarburants, selon l’Irena. Un nain sur le plan mondial (0,12 % des emplois du secteur). C’est trois fois moins que l’Allemagne et ses 325 000 emplois, dont 160 100 dans le seul éolien. Mais 107 000, c’est quand même la moitié de la filière nucléaire (220 000 emplois).

Certes, on est loin des 800 000 emplois promis lors du Grenelle de l’environnement. Et ces 107 000 emplois sont très peu industriels. C’est la Chine qui truste la production de panneaux photovoltaïques, et avec la Corée et le Japon, celle des batteries lithium ion. Quant aux éoliennes, elles sont produites par des Allemands, des Danois et des Américains. Mais liés au montage de projets, à leur construction et leur maintenance, ces emplois sont en revanche non délocalisables.

Idée fausse n° 7 : La France sera autonome en gaz en 2050

C’est ce qu’espèrent les industriels du gaz, Engie en tête. Et une étude technico-économique de l’Ademe de janvier 2018, montre que c’est faisable en développant massivement la production de biogaz par méthanisation et de gaz de synthèse par gazéification ou power-to-gas. Cette technologie permet de produire du gaz de synthèse à partir du captage de CO2 industriel et d’hydrogène vert produit à partir d’électricité renouvelable.

La France aurait bien les intrants (biomasse, déchets, CO2…) nécessaires pour produire jusqu’à 460 TWh de gaz renouvelable injectable dans le réseau, dont 30 % par méthanisation. La demande, elle, devrait chuter en France en 2050 à 286 TWh. Mais avant que les gaz renouvelables ne soient compétitifs avec le gaz naturel, il y a loin. Il faudra une taxe carbone à 200 euros la tonne, pour faire le poids, préviennent les experts de l’Ademe. D’ici là, les industriels cherchent déjà industrialiser le process de méthanisation, la seule des trois technologies qui soit mature. Pour le moment, le gaz renouvelable ne pèse que 0,05 % de la consommation française de gaz.

Idée fausse n° 8 : L’intermittence des énergies renouvelables menace le réseau électrique

Le réseau électrique est parfaitement capable d’absorber la variabilité des énergies renouvelables car celle-ci peut être anticipée grâce à des prévisions météorologiques ayant des marges d’erreur très faibles à J-1 (3 % maximum), explique le Syndicat des énergies renouvelables. Le réseau français absorbe déjà plus de 7 % d’électricité intermittente. Cet été, le solaire photovoltaïque a atteint un taux de couverture de la consommation de 14 % au niveau français pendant plusieurs heures sans que le système ne s’effondre.

Le Portugal a déjà tourné à 100 % d’énergies renouvelables pendant plusieurs jours. L’Allemagne atteint des taux annuels de pénétration de l’ordre de 40 % au niveau national et bien plus élevés sur certaines régions. L’inconnu est ce qui se passerait si les pays auxquels ils sont connectés disposent de la même quantité d'énergies intermittentes sur leur réseau, observe néanmoins le cabinet Colombus Consulting. Le Danemark arrive par exemple à intégrer plus de 45 % d'éolien sur son réseau mais il profite de l'hydraulique norvégien qui permet à la fois de stocker l'énergie et de répondre à la demande d'électricité quand il n'y a pas assez de vent.

Idée fausse n° 9 : Le nucléaire reste compétitif (face aux renouvelables)

En France, c’est vrai… aujourd’hui. Avec un coût de production “cash “ de 33 euros par mégawattheure calculé par EDF, l’électricité nucléaire française est même très compétitive. Mais à 60 euros le MWh, comme l’avait calculé la Cour des comptes en 2014, en tenant compte des coûts cachés (loyer économique, provision pour démantèlement, déchets, rénovation…), le nucléaire commence à se heurter aux énergies renouvelables.

Surtout, le parc historique n’est pas éternel. Et le nouveau nucléaire s’annonce très cher. "Partout où il est possible d'accéder à des chiffres fiables, il apparaît que les nouveaux réacteurs, ceux qui sont en construction ou en projet actuellement, ne sont pas compétitifs", observe le consultant Thibault Laconde. Au Royaume Uni, EDF a négocié l’électricité qui sera produite à Hinkley Point C à 104 €/MWh durant 35 ans. Le double des coûts annoncés pour l’éolien offshore en mer du Nord.

Certes, les renouvelables ne "fournissent pas le même service de centrales pilotables assurant une stabilité au réseau, observe Nicolas Goldberg du cabinet Colombus Consulting. C’est pourquoi le nucléaire préfère se comparer au gaz." Mais même Xavier Ursat, directeur exécutif d’EDF en charge du nouveau nucléaire reconnaît que “démontrer la compétitivité du nucléaire face aux autres moyens de production d’électricité" est un enjeu pour EDF, dans sa capacité à construire d’autres EPR à l’étranger. Mais aussi en France…

Idée fausse n° 10 : Développer les énergies renouvelables coûte trop cher

L’État consacre plus de 5 milliards d’euros par an au développement des énergies renouvelables. Pour certains, cet argent serait mieux utilisé en aides directes aux Français à la transition énergétique, pour changer leur chaudière au fioul par exemple. "Ce serait vrai à un instant T, mais le but de ce soutien aux renouvelable est de préparer l’avenir", observe Éric Vidalenc, blogueur et expert de l’Ademe. L’avenir allant vers une production plus décentralisée d’énergies décarbonées avec une moindre dépendance au nucléaire.

Et cette politique de soutien, lancée dans les années 2000 et qui a effectivement coûté très cher, a néanmoins porté ses fruits. Aujourd’hui, l’éolien terrestre et le solaire photovoltaïque représentent 7,6 % de la consommation électrique des 12 derniers mois (9,4 % avec les bioénergies et 22 % avec l’hydraulique). Les nouvelles installations sont compétitives avec des prix situés entre 55 et 65 €/MWh, explique le Syndicat des énergies renouvelables (SER). En 2008, produire 1 MWh d’électricité solaire coûtait 500 euros.

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19 commentaires

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07/12/2018 - 18h33 -

"L'interminence des EnR menace le réseau électrique", idée fausse selon le syndicat des EnR. Tout dépend du taux de pénétration de ces EnR. Dans les DOM, ce taux a été fixé plus ou moins empiriquement à 30% de la production temps réel. C'est à dire que lorsque les EnR produisent plus 30% de la consommation en cours, la variabilité intrinsèque de ces énergies intermittentes et non pilotables risque de ne plus être couverte par des moyens de production pilotables, généralement hydrauliques ou thermiques. Quant à la mesure de la qualité de la prédiction des EnR, plus la maille est petite, moins elle est fiable. Et il faut surtout se pencher sur le mode de calcul du taux d'erreur de prévision EnR, par exemple pour le PV le "MAPE", que le monde des EnR a adapté à son avantage en modifiant le dénominateur (Cf Wikipédia, le dénominateur At a été remplacé dans le "MAPE PV" par la Pcrête max!). C'est un procédé à la limite de l'escroquerie mais il faut être expert pour le déceler...
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05/12/2018 - 18h42 -

" L’intermittence des énergies renouvelables menace le réseau électrique" : l'argument présenté ici, repris du lobby des énergies intermittentes, qui dit que le réseau est tout à fait capable d'encaisser les variations de l'éolien ou du solaire car on peut prévoir la météo, est pour le moins surprenant et à vrai dire hilarant. Que peut faire le "réseau" c'est à dire son gestionnaire, si la consommation est importante (le soir notamment, sans soleil donc) et que le météo prévoit un anticyclone, c'est à dire l’absence de vent ? Rien, mon général. Sinon faire appel à autant d'énergie "pilotable" (charbon hydraulique, nucléaire) que ces énergies intermittente défaillantes ne peuvent fournir. Ce qui signifie disposer d'un double parc de production : intermittent (éolien par ex) pour les jours fastes avec vent suffisant (20 % du temps), et nucléaire par ex. pour le reste du temps (80 %). Pas vraiment économique !
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05/12/2018 - 00h55 -

///eau détriment de leur rentabilité financière donc de leur amortissement, mais aussi de leur usure qui coute ou aussi des effacements ou des appel a déstockage hydraulique qui sont limités.. Dans ces propos ces couts ne sont pas comptés et mettent out les ENRi. Idée fausse n° 10 : Développer les énergies renouvelables coûte trop cher Pour celles Electriques c’est un mensonge qui nous ruine et vient de faire descendre les Gilets Jaunes dans la rue, car maintenant le voile se lève, feu la CSPE électrique, qui a financé juqu’a fin 2017 les ENRi électriques, taxes de 22.5€ par Mwh soit deux fois le prix HT et rapporte 7Md€. Elle n’ont pas suffit à payer l’ubuesque (dette d’état envers EDF de 5Md€) et faire payer l’énergie décarbonné , on continue à s’enliser pour négatif sur le climat et la pollution. Vous l’avez dit l’Europe à froncé les yeux , voici le CAS sur les carburants, qui va servir à payer les 150Md€ de subventions accordées maintenant sur l’avenir pour cette électricité grise
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05/12/2018 - 00h51 -

Idée fausse n° 9 : Le nucléaire reste compétitif (face aux renouvelables) C’est vrai : simple on ne subventionne plus les ENRi et comme les autres producteurs raccordés au réseau on leur demande de participer à la stabilité, c'est-à-dire à pouvoir varier a raison de 4% de sa puissance nominale instantanément sur écart de fréquence en plus ou en moins, les moins ne seront pas payés…vous n’avez pas compris tout l’enjeu est là. Exemple une éolienne de 5Mw raccordée doit pouvoir normalement varier toute les 30s de 500Kw en cas d’incident au moins 1Mw en moins de 30s voir beaucoup plus, ce seul fait met par terre l’intégration des ENRi en l’absence de stockage colossal de l’électricité, a ce jour l’intégration des ENRi est compensée par le GAZ point barre ou les effacements ce qui déporte le problème et sur le fond c’est tout faux. Le variations plus grandes ampleurs consécutive aux obligations d’achat sont compensées par la diminution des moyens service au détriment de leur rentabilité fi
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05/12/2018 - 00h48 -

Idée fausse n° 8 : L’intermittence des énergies renouvelables menace le réseau électrique : Bien sur que oui : La Suède avec ses trois centrales nucléaires qu’elle n’est pas prête de fermer et ses 50% d’hydraulique pilotable a pu intégrer son complément en ENRi. l’Allemagne le fait encore avec ses 15% de nucléaire et ses 40% de charbon pilotable mais aussi en ayant capté le stockage hydraulique des pays voisins. Le Portugal doit beaucoup au réseau Européen sa stabilité à moins de coupure ou d’arrêts de production.
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05/12/2018 - 00h45 -

Idée fausse 4 alors là c’est vraiment de la gabegie, Elisabeth Ayrault à oublié la passe 1999 ou l’ Europe menaçait la France de sanction si son monopole de l’électricité n’était pas minimisé à son maximum, et pour permettre cela il y a eu attaque sur le monopole de production nucléaire qui s’est soldé par le refus du gouvernement à vendre des centrales nucléaires au privé par la cession de 25% à prix coutant de l’énergie électrique issue du nucléaire à prix coutant(100TWh) aux concurrents d’edf pour qu’ils investissent en compétition avec EDF. (Nous voyons le résultat aujourd’hui, les fournisseurs intermédiaires viennent se servir à la source en faisant des bénéfices profitables au détriment de l’investissement EDF au profit des paradis fiscaux les 100TWh sont dépassés en demande) Loi Nome 2013 Le deuxième volet c’était les concessions hydrauliques qui arrivaient à terme à 100ans. Il est vrai que la majorité des pays Européens ont légiféré pour soustraire leurs concessions.
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05/12/2018 - 00h42 -

, la réduction de la combustion doit être drastique et immédiate la solution pour la France dans les délais impartis c’est le nucléaire par le prolongement des centrales en activité y compris Fessenheim qui est capables de 20 ans de plus sans couter plus cher (50€ de Mwh pilotable). Développer les surgénérateurs ASTRID car le stock de plutonium est suffisant pour le faire, la Russie à déjà des installations performantes. Dans l’attente de maturité du stockage. Nous l’avons vu lors de la consultation PPE les écarts gigantesque entre les propos EDF et RTE, il conviendrait de renforcer le réseau et passer par l’électricité pour atteindre les objectifs bas carbone, la consommation sera sensiblement augmentée bien plus que celui d’EDF qui à mon sens est largement sous estimée.Il faut dix ans pour faire une centrale Nucléaire ou hydraulique d’ailleurs.
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05/12/2018 - 00h39 -

Point 3 Complet désaccord, bien sur que la France a besoin d’énergie électrique en grande quantité fiable et pilotable. L’examen des courbes de productions année 2016, 2017 est sans appel, La capacité maximale du nucléaire est sollicitée, avec ses possibilités de variation soit 10% en dessous du max, il est nécessaire d’y ajouter la totalité des possibilités hydraulique , qui assure en plus les plus grosses variations au quotidien, et pendant 6 mois une base thermique de l’ordre de 7 à 8 centrales nucléaire (au gaz maintenant) dont la production varie en fonction de l’éolien qui peut atteindre parfois les 10 centrales nucléaires (avec 150Md€ engagés) mais rarement au bon moment. Voilà le sujet de l’intermittence sur le tapis, on ne se sait pas stocker aujourd ‘hui un tel volume à part en hydraulique à coup de 28km² pour 1/10 de centrale nucléaire équivalent, 10Md€ et la volonté des populations. Alors on le voit bien le biogaz ne sera pas pérenne avant une dizaine d’année,
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05/12/2018 - 00h35 -

Point 2 : Tout pour le gaz importé au détriment du nucléaire et de l’isolation…c’est déjà ce qu’à fait sournoisement la RT2012, l’explosion du gaz dans le chauffage au détriment des pompes à chaleur,si il faut deux centrales nucléaires (2500 Mw) pour compenser un degré de moins en hiver il en faut 5500Mw en gaz…CQFD bravo les lobbies. Ceci étant il conviendrait de se concentrer sur la recherche pour obtenir des solutions biogaz plutôt que power to gas qui n’est pas satisfaisant sur le fond et attendre la pérennité du process pour qu’il devienne supportable. A court d’argument et de savoir faire l’idée de taxes tous le monde sans solution de rechange est plus que limite dans la déontologie. Point 3 Complet désaccord, bien sur que la France a besoin d’énergie électrique en grande quantité fiable et pilotable. L’examen des courbes de productions année 2016, 2017 est sans appel, La capacité maximale du nucléaire est sollicitée, avec ses possibilité de variation soit 10% en dessous du max,
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05/12/2018 - 00h31 -

Onn'est vraiment pas d'accord sur les 10 idées faussement de cet article Idée fausse 1 : on est bien d’accord, le nucléaire ne représente que 23% de l énergie finale consommée et consomme 1% de la facture énergétique et nous fait économiser 10 morts par jour par la pollution atmosphérique évitée depuis 40 ans, avec zéro morts à son actif en France,. OMS nous indique 7millions de morts/an dans le monde pour la combustion,(dont 45000 en France) contre 1000 pour le nucléaire avec Tchernobyl et Fukhushima + les effets sur le climat. C’est grâce à ces 23% décarbonés que la France est aux résultats annoncés, mais aussi au départ des industries energivores et au dupping social, le bilan global avec les importations serait à majorer de 30%. L’Allemagne pollue deux fois plus que la France et sa mortalité à population égale est 20% plus importante. Il est donc effarant d’avoir consacré la majorité des 25Md€ déjà dépensés et les 150Md€ (avec offshore signés en juin) engagés pour les décennies
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04/12/2018 - 19h59 -

Article un peu trop ambitieux pour des journalistes généralistes : il y a de "fausses idées fausses" ! Exemples : "L’Europe oblige EDF (sic !) à renégocier ses concessions hydroélectriques" Ce n'est pas EDF par l'UE qui est contrainte mais l’État français ! "L’intermittence des énergies renouvelables menace le réseau électrique" : à partir de 30 à 40% d'énergies intermittentes, les experts de la R&D d'EDF ont montré que le réseau devient instable. Sans rentrer dans la démonstration qui est complexe, il suffit de considérer l'Australie du Sud qui a dépassé ce seuil et a subi plusieurs "blackouts" (pannes géantes d'électricité) ; ou l'Allemagne qui refuse de baisser son parc charbon (deux fois plus puissant que le parc nucléaire français) pour éviter le blackout. "Le nucléaire reste compétitif (face aux renouvelables)" c'est faire injure à la Cour des Comptes que de prétendre qu'elle a omis des coûts cachés. Ceux qui en doutent n'ont qu'à lire ce rapport, disponible sur le net.
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24/11/2018 - 11h17 -

Difficile de comprendre que pour ne pas sacrifier l'atome, la France à fait le choix de se désintéresser du stockage de masse, concurrent direct du bébé atomique .En maintenant cet outil contre toute logique économique elle renforce l'idée qu'il n'existe pas de solution et surtout maintient la valeur des ses actions dans la filière, qui sont quand même de 83 % ! Ce n'est pas en faisant croire que l'atome est renouvelable qu'on corrigera ses défauts Avec les sécheresses , les besoins d''eau qui dependent des barrages, le blocage des sables calcaires qui participent à l'acidification des mers ainsi qu'à l'érosion, le réchauffement de l'eau des rivières,les émissions des nuages de vapeurs,d'eau, les déchets indestructibles contaminants qu'on retrouve dans certains pays jusque dans l'eau des nappes et dans les fumées des incendies de forêt,?Auxquels il faut rajouter les coûts de la déconstruction , du stockage profond,et de tous les risques associés, etc..
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22/11/2018 - 17h50 -

Article trés interessant. On retrouve els grandes heures de l'Usine Nouvelle Je me suis permis de reprendre plusieurs articles sur notre blog https://www.vertsun.com/2018/11/idee-fausse-n-8-lintermittence-des-energies-renouvelables-menace-le-reseau-electrique/ en citant votre lien
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22/11/2018 - 12h02 -

Sur votre idée fausse numéro 1 : "Mais la France n'est qu'à peine en-dessous de la moyenne mondiale, qui était à 4,95 t de CO2 par habitant il y a quatre ans." Attention, il faudrait comparer avec des pays développés ! Et là, la France est très bien classée : https://www.statista.com/statistics/270508/co2-emissions-per-capita-by-country/
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20/11/2018 - 19h35 -

Si les énergies renouvelables sont moins chères que le nucléaire, comment expliquer que les pays ayant la plus forte proportion d'ENR dans leur mix énergétique tels que le Danemark et l'Allemagne ont également les électricités les plus chères d'Europe (0.30ct€/kWh) ? En ce qui concerne le prix du MWh pour la centrale d'Hinkley point, il est vrai qu'il est horriblement cher. Je me permets juste d'ajouter une petite précision concernant les modalités de ce contrat : "Ce prix, nettement supérieur aux prix de marché actuels, est garanti dans le cadre d’un mécanisme (“contract for difference”) prévoyant qu’EDF recevra un paiement complémentaire lorsque le prix de marché sera inférieur au tarif et qu’il devra rembourser un trop-perçu lorsque le prix du marché dépassera ce tarif. (Source: Reuters : https://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRKBN19O0MK-OFRBS )
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20/11/2018 - 18h41 -

Intéressantes vos analyses, mais vos idées fausses n'en restent pas moins de bonnes idées, et il ne reste qu'à en faire des idées vraies. 1- l'énergie en France sera largement décarbonnée -avec le remplacement du chauffage au fuel par le chauffage électrique qui, associé à des pompes à chaleur sera aussi plus économique -et, plus tard avec le véhicule électrique. 2-la taxe carbone participe au financement de la transition écologique. Vous le dites vous-même. 3-La France aura besoin de renouveler ses réacteurs nucléaires . Voulez-vous les remplacer par des éoliennes et des panneaux solaires qu'il faudra nécessairement associer à des centrales à gaz pour palier à leur intermittence. Merci pour le CO2. 4-Oui l'Europe intervient pour que la France cède des concessions hydrauliques.Quel en est l'interêt pour la France? 5-La consommation électrique va augmenter (chauffage et voitures électrique) à moins que vous envisagiez une récession de l'industrie française. etc.etc.
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20/11/2018 - 13h57 -

Une petite erreur dans l'article lorsqu'il est indiqué que le nucléaire EPR à 104€/MWh n'est que 2 fois plus cher que l'éolien en mer du nord. Si la référence faite est certainement au parc danois de Kriegers Flak attribué à 49,9€/MWh, il est utile de préciser que ce tarif est accordé pour 12 ans, soit 3 fois moins que celui d'Hinkley Point C. Si on ajoute à cela que le taux de charge du nucléaire est 2 fois plus élevé que celui de l'éolien en mer (80% vs 40%), on arrive donc à un niveau de subvention 2 (tarif) x 3 (temps de subvention) x 2 (taux de charge) = 12 fois moins important pour l'éolien offshore que pour le nouveau nucléaire.
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19/11/2018 - 17h07 -

Suite à l'intervention de F de RUGY dans les medias le 18/11/2018 votre article permet de clarifier. F de Rugy a menti sur le prix de l'électricité d'origine nucléaire aux alentours de 80 Euros. Il est assez habile pour ne pas parler du tarif de rachat EdF de l'électricité d'origine solaire et éolienne. Il a aussi parlé de la balance commerciale et donc des importations de pétrole... « … la France pèse tout juste 1% du CO2". La somme (USA+Chine+ Inde+Russie+Japon) représente 57% du même gaz. 5 pays, 57% de CO2…« Il y a qq années je suis tombé sur un documentaire évoquant la réalisation par la Chine d’une nouvelle centrale thermique au charbon zéro CO2. https://www.youtube.com/watch?v=899yiqM4tao . Dans ce documentaire on a la participation d'un scientifique américain Julio FRIEDMANN. Les Chinois ont mis en service l'EPR de TAISHAN fin juin 2018. La ferme solaire de CESTAS (Gironde) a été réalisé avec des panneaux Chinois et installés avec des travailleurs détachés (hongrois).
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19/11/2018 - 16h39 -

C’est assez drôle de prétendre dénoncer les idées fausses propagées par les lobbies en s’appuyant principalement sur l’un d’entre eux (le SER), dont on reconnaît bien les arguments développés dans cet article…
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20/11/2018 - 14h58 -

L'article rappelle au début qu'il faut toujours garder à l'esprit que l'électricité ne couvre qu'une partie de nos besoins énergétiques… avant lui-même de confondre les deux : "Le Portugal a déjà tourné à 100 % d’énergies renouvelables pendant plusieurs jours". Même au Portugal, les voitures roulent… au pétrole. Effectivement, l'article est fortement influencé par le Syndicat des énergies renouvelables et l'Ademe. Si on ne connait pas le sujet, facile de se faire piéger par cet article qui prétend clarifier les choses.
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