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L'Usine Santé

Avec Venclyxto, Abbvie fait ses premiers pas dans l’oncologie

Marion Garreau

Publié le

Le laboratoire américain vient d’être autorisé à mettre sur le marché européen son premier traitement en oncologie, le Venclyxto. A long terme, Abbvie ambitionne d’entrer dans le top 5 du ce domaine thérapeutique.

Bien positionné sur l’hépatite C et l’immunologie, le laboratoire américain Abbvie fait son entrée dans un nouveau domaine thérapeutique déjà concurrentiel, l’oncologie. Le groupe a annoncé, jeudi 15 décembre, l’obtention d’une autorisation conditionnelle de mise sur le marché européen pour son premier traitement dans ce domaine, le Venclyxto, indiqué dans le traitement de la leucémie lymphoïde chronique.

"Ce médicament ouvre une nouvelle perspective thérapeutique pour les cancers du sang", a déclaré Jérôme Bouyer, président d'Abbvie France. Et d’expliquer que lors des essais cliniques de phase II, 27% des patients ont connu une rémission totale, avec une maladie résiduelle négative ce qui signifie qu’ils n’avaient plus aucune cellule cancéreuse dans le sang. Une performance qui ouvre de nouveaux espoirs.

Seize molécules en développement clinique

Autorisé dans le traitement de la leucémie lymphoïde chronique, Venclyxto est aussi testé pour d’autres indications tel le myélome. La molécule active, nommée Venetoclax, est le premier inhibiteur de BCL-2, une protéine anormalement exprimée dans ce type de cancer et qui permet aux cellules cancéreuses de survivre. Disposant d’une ATU (autorisation temporaire d'utilisation) en France depuis mai dernier, il a déjà bénéficié à 45 patients.

"Nous avons pour objectif d’entrer dans le top 5 des acteurs de l’onco-hématologie", a annoncé Jérôme Bouyer, sans préciser de date. Cette ambition repose une R&D forte, dans laquelle le groupe réinvestit 19% de son chiffre d’affaires, soit 4,3 milliards de dollars en 2015. Actuellement, Abbvie dispose de 16 molécules en développement clinique dans neuf types de tumeurs, dont quatre en phase II et III. "Soixante-douze programmes cliniques sont en cours, la moitié consacrée à l'hématologie [cancers du sang], l’autre aux tumeurs solides [poumon, cerveau]", a encore précisé Jérôme Bouyer.

Pour autant le dixième laboratoire pharmaceutique mondial par le chiffre d’affaires entend rester un acteur majeur dans autres aires thérapeutiques où il est déjà présent. En virologie, il devrait attaquer fort en déposant un dossier d’AMM en 2017 pour un nouveau traitement contre l’hépatite C qui traiterait toutes les formes de génotypes. Pour l'instant, un seul autre laboratoire a développé un tel traitement universel, Gilead, dont la cure dure 12 semaines, contre 8 pour celui d'Abbvie. Un avantage concurrentiel certain.

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