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L'Usine Auto

Avec son accord de compétitivité, Renault a baissé de 4% son coût horaire 

Cécile Maillard , , , ,

Publié le

La première année d’application de l’accord de compétitivité signé chez Renault satisfait la direction du groupe et ses syndicats. Il a permis de baisser de 4% le coût horaire du travail et les engagements de production sur les sites français sont au rendez-vous

Avec son accord de compétitivité, Renault a baissé de 4% son coût horaire © Albertizeme, Flickr, CC

"Des gains de compétitivité sont d’ores et déjà acquis sur la première année de mise en œuvre de l’accord de compétitivité", se réjouit Marie-Françoise Damesin, DRH du groupe Renault, sans vouloir préciser leur montant. "Ils nous mettent dans la bonne trajectoire pour atteindre les 500 millions d’euros d’économies prévus en 2016." Un an après la signature, par trois syndicats (CFDT, CFE-CGC, F0), de l’accord de compétitivité (le 13 mars 2013), les services RH de Renault se sont réjouis, jeudi matin, d’un bilan d’étape "encourageant".

Premier indice d’une mise en œuvre conforme à leurs attentes : sur les 8260 départs prévus d’ici 2016, environ un tiers ont déjà eu lieu, soit le rythme prévu. "80% de ces départs se sont faits soit en retraite, soit en dispense d’activité", précise Jean Agulhon, le DRH France. Ce dernier dispositif permet, à trois ans de l’âge légal d’un départ à la retraite, de cesser toute activité tout en touchant 75% de son salaire. "Les salariés qui en ont bénéficié sont très contents, ils ont même eu la maîtrise du calendrier, ça se passe dans un très bon état d’esprit", note Frédéric Dijoux, ancien délégué syndical central CFDT, signataire de l’accord.

Parallèlement, sur tous les sites, le temps de travail est remonté à 35 heures, représentant une hausse moyenne du temps de travail de 6,5%, sans compensation financière. Enfin, les salaires ont été gelés en 2013, tandis qu’en 2014, un accord salarial, le premier depuis 5 ans (signé par FO et la CFE-CGC), a prévu une hausse des salaires de 1% - alors que l’accord, dans son avant-dernière version, prévoyait une hausse de 0,5% qui n’avait finalement pas été mentionnée dans le texte final.

Prime d’intéressement doublée

Marie-Françoise Damesin estime que l’ensemble de ces efforts demandés aux salariés a permis de faire baisser le coût horaire moyen de 4%. "Et cela va continuer, puisque 2014 sera la première année pleine de mise en œuvre de l’accord." L’écart avec le coût horaire espagnol, dont les accords de compétitivité sont plus anciens, se réduit donc légèrement. Conséquence de cette compétitivité retrouvée - même si la DRH groupe regrette un coût du travail encore beaucoup plus élevé en France qu’ailleurs - , les salariés ont vu leur prime d’intéressement doubler, début 2014, pour l’année 2013. Elle correspond aujourd’hui à 75% d’un mois de salaire net en moyenne.

En échange, le groupe a tenu ses promesses sur l’activité et les investissements qui devaient être renforcés sur les sites français pour assurer leur avenir. "Ce ne sont que des annonces pour le moment, puisque les nouvelles productions n’ont pas commencé et se concrétiseront plus tard, souligne Bruno Azière, délégué syndical central CFE-CGC. Mais elles ne font aucun doute, et vont même au-delà de l’engagement de Renault dans l’accord, puisque Nissan a annoncé confier 50 000 Micra supplémentaires à Flins." Soit 132 000 véhicules au lieu des 82 000 prévus dans l’accord de compétitivité. "Cela va même au-delà des capacités actuelles du site, il faudra donc y faire des investissements, ce qui est une très bonne nouvelle pour l’emploi et pour toute la région", ajoute Frédéric Dijoux (CFDT). Pour les DRH, il ne fait aucun doute que Nissan a confié cette production à un site français parce que la compétitivité y était devenue meilleure qu’avant. L’usine de Cléon a récupéré la production de 65 000 boîtes de vitesses produites jusque-là au Portugal, et un investissement de 30 millions a été décidé pour la Fonderie de Bretagne.

"Si les départs continuent au même rythme, il sera possible de tenir l’engagement de recruter 760 personnes en CDI dans un deuxième temps", ajoute Jean Agulhon. "Ces résultats sont la preuve que le dialogue social peut rendre notre industrie plus compétitive", conclut Marie-Françoise Damesin.

Cécile Maillard

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