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L'Usine Agro

Avec "So France", l’agroalimentaire français repart à l’offensive en Asie

Gaëlle Fleitour ,

Publié le

Pour conquérir le marché asiatique, le groupe InVivo et la région Nouvelle Aquitaine viennent de créer une marque et un concept store alimentaire à Singapour. Mais c’est l’Ania qui a dû reprendre les rênes pour porter le secteur dans le très compliqué marché chinois, selon nos informations.

Avec So France, l’agroalimentaire français repart à l’offensive en Asie

En 2013, Guillaume Garot et Nicole Bricq, respectivement ministres délégué à l’Agroalimentaire et en charge du Commerce extérieur promettaient une offensive pour permettre aux entreprises françaises de conquérir l’Asie. Un comité dédié, présidé par le patron de la communication de Lactalis, avait alors émis des propositions pour favoriser l’exportation. Cinq ans plus tard, cette diplomatie économique n’a semble-t-il pas aboutie, faute de modèle économique, confie un dirigeant. En particulier en Chine où l’importation de produits alimentaires reste très difficile, hormis les vins et spiritueux : le foie gras y est ainsi toujours interdit.

Singapour bienveillant pour l’importation d’aliments

De quoi décider les patrons du groupe InVivo (fédération de 206 coopératives agricoles et agroalimentaires à travers la France), Thierry Blandinières, et de la région Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset de tenter une nouvelle stratégie. Le 21 Mars, ses compagnons d’armes du Sud-Ouest vont inaugurer un concept store autour d’une nouvelle marque, So France. Il sera situé à Singapour, "hub sur l’Asie et destination bienveillante pour l’importation des aliments, quelle que soit leur origine : végétal, animal, liquide…", précise Thierry Blandinières.

Du vin au jambon de Bayonne : 620 produits mis à l’honneur

Ce projet permettra de promouvoir 620 produits emblématiques de la gastronomie française, sélectionnés sur des critères de qualité (AOP, Label rouge…) et pour moitié issue de la première région française du secteur aux 27 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 170 000 emplois réalisés dans l’agriculture et l’agroalimentaire. Vins de Bordeaux, cognac, foie gras, jambon de Bayonne, fromages, mais aussi champagne et chocolat fabriqués par de multiples PME – comme la Maison Guinguet, Pierre Oteiza ou Dubernet - et pas seulement des coopératives - seront ainsi présents dans les linéaires couleurs bois et bleu de l’épicerie de produits gourmets, couplée à un restaurant-bistro et un bar à vins, soit près de 500 mètres carrés.

La structure sera détenue à 51% par InVivo (disposant déjà d’équipes à Singapour), qui investit 1,5 million d’euros dans le projet et embauche une vingtaine de personnes localement, et à 49% par l’Aana, l’agence de l’Alimentation Nouvelle-Aquitaine, propriétaire de la marque So France. A terme, le patron d’InVivo imagine déjà un concept de franchises, qui pourraient être déployées dans d’autres pays asiatiques si le modèle économique fait ses preuves, avec trois à cinq millions d’euros de ventes espérées chaque année. Aujourd’hui, les importations d’aliments français représentent 30 à 40 millions d’euros à Singapour, selon lui. Pour le premier groupe coopératif français, "c’est aussi le pendant international du déploiement du retail" alimentaire qu’il a initié en ouvrant depuis 2014 ses propres magasins physiques, Frais d’ici.

L’Ania soutenue en Chine par une subvention européenne

Mais à l’échelle nationale, le syndicat de l’industrie agroalimentaire n’entend pas abandonner la Chine pour autant. Selon nos informations, il a remporté l’an dernier une subvention européenne de 600 000 euros pour renforcer la présence des entreprises agroalimentaires françaises dans l’Empire du Milieu. Présence sur des salons, projets avec de grands distributeurs chinois comme l’organisation chez Metro Chine de deux "semaines françaises" en Mars, évènement Food Service le 27 mars pour présenter les entreprises françaises à de grands comptes et journalistes chinois : une centaine de pépites françaises devraient bénéficier de ce projet cette année, confie à L’Usine Nouvelle Laura Marley, la responsable des affaires publiques européennes de l’Ania. De la TPE de 4 personnes à l’ETI de 4 500 employés, pour la plupart déjà exportatrices, voire présentes en Chine. Un programme similaire est conduit aux Etats-Unis.

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