Avec sa sortie de l’euro, Marine le Pen effraie la CGPME

La candidate du Front National à l’élection présidentielle était reçue mardi 3 avril par les patrons des petites et moyennes entreprises. Ils critiquent avant tout sa proposition de sortir de l’euro.

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Avec sa sortie de l’euro, Marine le Pen effraie la CGPME

Après Eva Joly et François Hollande, c’est au tour de Marine le Pen d’être accueillie, mardi 3 avril, par la CGPME (Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises). Un rendez-vous important pour la candidate du Front National qui cherche toujours à prouver la crédibilité économique de son programme.

C’est avant tout sa volonté de sortir de l’euro qui est mal perçue chez les patrons. "Je ne vous cache pas que peu d'entre nous, et c'est un euphémisme, sont favorables à un retour au franc, a affirmé dans son discours d'accueil le président de la CGPME, Jean-François Roubaud. Pour nos entreprises, cela serait véritablement ingérable, en particulier dans les relations internationales."

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Autre point délicat, la priorité que souhaite donner le Front National aux travailleurs de nationalité française, l’un des "marqueurs" forts du parti. "Nous ne sommes pas (...) partisans à ce qu'on donne priorité aux Français pour les emplois disponibles", a expliqué Jean-François Roubaud.

Critiques envers les syndicats

Ces deux points mis à part, Marine Le Pen a reçu davantage d’approbations avec ses autres mesures : création d'un fonds pour les PME et PMI alimenté par 15% des bénéfices des plus grosses capitalisations boursières, fusion de l'impôt sur les sociétés et de la contribution économique territoriale et hausse de 200 euros net sur tous les salaires allant jusqu'à 1,4 fois le Smic.

Mais c’est lorsqu’elle s’est attaqué aux syndicats que Marine le Pen a été la plus applaudie. La candidate du Front national a qualifié le monde syndical de "monopole insupportable" et a souhaiterait que "demain tout le monde puisse créer un syndicat". Les patrons de la CGPME ont appréciés.

"Mon avis qui est, je pense, partagé par pas mal de chefs d'entreprise, c'est que le programme n'est pas crédible, notamment la sortie de l'euro, a estimé Guillaume de Bodard, directeur d'une société de conseil et président de la Commission environnement et développement durable de la CGPME. Si elle ne disait pas ça, le reste serait tenable. Mais ça c'est le péché originel."

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