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L'Usine Auto

Avec Renault, Bolloré veut aller plus vite sur l’électrique

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Renault et Bolloré ont signé trois accords concernant la production de Bluecar à Dieppe, le développement d’un petit véhicule en commun qui serait industrialisé en France, ainsi que la création d’une coentreprise pour développer l’autopartage en France et en Europe.

Avec Renault, Bolloré veut aller plus vite sur l’électrique © Bluecar

Vincent Bolloré ne boudait pas son plaisir, ce mardi 9 septembre, d’être accueilli par Carlos Ghosn à l’Atelier Renault, lors de l’annonce  du partenariat sur le véhicule électrique avec l’alliance Renault-Nissan. "C’est un honneur pour un industriel breton d’être reçu par un des plus grands groupes au monde et par l’un des plus grands patrons du monde. Quand j’ai commencé ce projet de véhicule électrique, le seul qui me recevait pour me demander comment avançait mon projet, c’est Carlos Ghosn", a expliqué l’industriel breton. Faisant suite aux annonces faites il y a plusieurs mois, les deux groupes ont formalisé trois accords. Le premier concerne l’assemblage à l’usine Renault de Dieppe - qui produit actuellement des Clio 4 RS et qui produira également la nouvelle Alpine dès 2016 - de modèles de la Bluecar de Bolloré.

"L’accord avec Renault va nous permettre de baisser nos coûts de production et de monter en qualité. Nous produisons pour l’instant 1500 voitures par an, et nous allons passer à 2500 véhicules en 2015, et davantage par la suite. Jusqu’ici, nous ne pouvions équiper que deux villes par an. L’accord avec Renault nous permettra d’en équiper quatre, cinq ou dix ! Nous ne devons pas exclure la possibilité que les deux usines de Turin et de Dieppe soient remplies", a expliqué l’industriel breton, qui a confirmé qu’il continuerait à produire en Italie, alors que le contrat de location dans l’usine Pininfarina de Turin arrive à échéance en 2016.

un petit véhicule en commun

Pour l’usine de Dieppe, cet apport de production signifie une évolution du site. "Nous avons étudié la possibilité de produire les Bluecar sur la ligne de production que nous avons actuellement, explique Mr Olivier, responsable de l’usine, mais nous avons fait le choix de faire un atelier dédié à la production de Bluecar. Nous sommes en train de reconfigurer l’usine pour cela". Renault assemblera le véhicule (batterie, système électrique) à partir d’une caisse "en blanc" qu’il recevra de Bolloré. La production devrait commencer au second semestre 2015, alors que l’usine, qui emploie 300 personnes devrait également accueillir la production de la nouvelle Alpine, prévue dans le courant de l’année 2016. Le responsable de l’usine n’a pas communiqué le montant des investissements prévus. Les impacts sur l’emploi devraient être minimes.

Mais pour les industriels, ce contrat de sous-traitance n’est qu’un début. Les deux industriels ont également signé un contrat de faisabilité (conception, développement, industrialisation) d’un nouveau véhicule - plus petit que la Bluecar - de trois places contre quatre actuellement. Il serait équipé d’une batterie fournie par le groupe Bolloré. Ce véhicule serait produit dans une des usines françaises de Renault.

développer l'autopartage

"Nous avons installé un système d’autopartage à Londres, et nous le ferons bientôt à Indianapolis et, j’espère, à Singapour, explique Vincent Bolloré. Chaque semaine, un maire de grande ville vient nous voir." Les deux groupes ont d'ailleurs annoncé la création d’une coentreprise, détenue à 70 % par Bolloré et à 30 % par Renault, dont l’objectif est de développer l’autopartage en France et en Europe. A Lyon et Bordeaux, les deux systèmes d’autopartage devraient ainsi proposer des Twizy et des Zoé dans sa flotte de véhicule dès le second semestre. L’accord prévoit que les véhicules Renault représentent 30 % du parc des systèmes développés en commun. 

Bolloré a déjà investi plus de deux milliards dans le véhicule électrique, a expliqué Vincent Bolloré, tandis que Renault a lui déjà mis quatre milliards, selon Carlos Ghosn. Les deux industriels se sont dits prêts à continuer d’investir dans ce domaine. "Equiper une ville représente un investissement de 10 à 50 millions d’euros, détaille Vincent Bolloré, qui annonce un plan de développement de 16 000 bornes en France. En région parisienne, nous avons eu 'payback' au bout de trois ans et demi. Le potentiel de l’autopartage est énorme, c’est un mouvement inéluctable. La question, c’est le rythme de ce développement". L’industriel semble avoir donné un sérieux coup d’accélérateur.

Patrick Déniel

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