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Avec Refresco, les sodas abandonnent les conservateurs

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Le leader du marché européen du jus de fruits s'attaque aux boissons gazeuses avec un procédé novateur. L'arrivée dans les linéaires des "purs jus" en PET, c'était déjà lui.

Les entreprises citées

Le rayon boissons du hard discounter Leader Price abrite depuis peu une petite révolution : le premier soda aux fruits sans conservateurs. Une prouesse technologique mise au point par le groupe Refresco, qui en garde jalousement le secret. « Nous avons sorti ce produit sous notre marque, Frutsi, pour montrer notre savoir-faire. Mais nous sommes prêts à investir dans une nouvelle ligne si l'un de nos clients nous suit », annonce Vincent Delozière, le directeur général de Refresco en France.

Unilever, Coca-Cola, Pepsico, Orangina, Eckes, et bien sûr les distributeurs pour leurs marques propres... ils sont déjà nombreux à faire appel à ce champion de la sous-traitance capable de leur assurer un service complet de R et D, de formulation, d'embouteillage et parfois même de prestation logistique.

UNE POLITIQUE ACTIVE D?ACQUISITIONS

Peu connu du grand public, Refresco est le leader du marché européen des jus de fruits devant le britannique Gerber-Emig et l'allemand Wesergold. Basé aux Pays-Bas, mais d'actionnariat islandais, il s'est développé rapidement à coup d'acquisitions. Notamment en France, où il rachète en 2002 le site Délifruits, près de Romans-sur-Isère (Drôme), au fromager Bongrain. Refresco fait alors le choix audacieux du plastique PET sur le segment haut de gamme des « purs jus », dans un marché dominé par le carton (61 % des ventes). « Nous avons un vrai savoir-faire dans le remplissage aseptique en bouteilles PET », reconnaît Vincent Delozière. Le groupe a été suivi par plusieurs acteurs, qui basculent lentement leur offre du verre (18 % des ventes) vers le PET (21 %).

L'acquisition, en 2007, de l'usine Orangina à Nuits-Saint-Georges (Côte-d'Or) lui a permis de se conforter sur cette technologie en forte croissance. La même année, la reprise du site de Saint-Alban (Loire) lui permet d'ajouter une nouvelle corde à son arc, une eau minérale gazeuse (Saint-Alban), mais surtout le savoir-faire sur l'embouteillage des boissons gazeuses et des canettes métalliques. C'est sur ce site, en pleine réorganisation, que le groupe a élaboré sa boisson gazeuse sans conservateur avec l'ambition de faire bouger le marché comme il l'a fait avec le PET.

Jusqu'ici, le groupe avait les moyens de ses ambitions. Rien qu'en France, 74 millions d'euros ont été investis ces six dernières années, et 14 millions sont encore prévus sur 2009. Mais Refresco pourrait être obligé de se tourner vers de nouveaux partenaires : ses actionnaires islandais, mis en difficulté par la crise financière, seraient vendeurs, affirmaient il y a quelques mois les rumeurs de marché.

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