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L'Usine Santé

Avec le rachat d’Actelion par Johnson & Johnson, encore une biotech qui passe sous le nez de Sanofi !

Astrid Gouzik , ,

Publié le

Analyse Après plusieurs semaines de négociations, la big pharma américaine a finalement réussi à mettre la main sur la biotech suisse Actelion. Johnson & Johnson va débourser 30 milliards de dollars pour la pépite que convoitait aussi le français Sanofi.

Avec le rachat d’Actelion par Johnson & Johnson, encore une biotech qui passe sous le nez de Sanofi ! © 96dpi-Flickr-C.C

Johnson & Johnson a raflé la mise ! La biotech suisse Actelion, fondée en 1997 par deux chercheurs issus de Roche, a finalement accepté l’offre du laboratoire pharmaceutique américain. L’affaire avait pourtant failli capoter le 14 décembre dernier. J&J annonçait avoir quitté la table des négociations tandis qu’Actelion confirmait avoir entamé des discussions avec une autre entreprise. Rapidement, avait circulé le nom du français Sanofi. Sans surprise, puisque depuis le rachat de Genzyme en 2011, Sanofi n’a pas réussi à mettre la main sur une autre biotech, un relais de croissance pourtant précieux. Quelques jours plus tard, J&J s’étant visiblement ravisé, Actelion annonçait être entré en négociations exclusives avec l’américain. Fin du suspense ce jeudi 26 janvier : J&J va débourser 30 milliards de dollars (27,9 milliards d'euros) pour s'emparer d’Actelion.

Une deuxième déconvenue en moins de six mois pour Sanofi qui s’était déjà fait doubler par Pfizer sur le rachat de Medivation. Au mois d’août, lorsque la transaction avait été conclue, le Français avait d’ailleurs affirmé dans un courriel envoyé à Reuters être "engagé à réaliser une croissance de long terme soutenue. Nous continuons à mettre en oeuvre notre stratégie pour remodeler notre portefeuille". "Sanofi a très mal pris cet échec. Il avait d’ailleurs voulu révoquer le conseil d’administration de Medivation", commente Isabelle Fréret, déléguée nationale CFE-CGC à la Santé.

Garanties d'indépendance

Pourtant, dans le dossier Actelion, le français semblait avoir les cartes en main. Le numéro 3 mondial pouvait faire valoir le succès de l’intégration de Genzyme. Jusque-là, la petite biotech a réussi à conserver son identité propre au sein de la grosse machine Sanofi. Condition sine qua non exigée par Jean-Paul Clozel, le fondateur d’Actelion. Pourquoi la balance a-t-elle finalement penché en faveur de J&J ? Outre un prix élevé, l’américain a visiblement fourni les garanties nécessaires pour rassurer le cardiologue français qui gardera la main sur l'unité de recherche d’Actelion, qui s'appellera à l'avenir R&D NewCo et poursuivra ses activités de manière indépendante. J&J détiendra initialement 16% des parts de la nouvelle entité et disposera d'une option pour 16% supplémentaire sous la forme d'un prêt convertible.

La biotech suisse avait éconduit de multiples prétendants, notamment Amgen en 2010. Mais elle a fini par céder. Pour 30 milliards de dollars, J&J s’est ainsi offert un portefeuille de médicaments qui vont le placer en position de leader sur le marché des traitements de l'hypertension artérielle pulmonaire. Le brevet du blockbuster d’Actelion, le Tracleer, commencera à expirer en 2017, mais le nombre de médicaments en développement a augmenté et la société assure que la diversification de ses thérapies est bien lancée.

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