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L'Usine Santé

Avec la start-up BioSerenity, Innothéra passe des bas de contention à la santé connectée

Gaëlle Fleitour , , ,

Publié le

Exclusif Le laboratoire familial Innothéra se diversifie en investissant dans la start-up BioSerenity. Il fabriquera s es dispositifs médicaux textiles connectés  dans son usine des Vosges et codéveloppera avec elle certains produits, comme une ceinture connectée pour femmes enceintes.

Avec la start-up BioSerenity, Innothéra passe des bas de contention à la santé connectée

Dans les Vosges, son usine de Nomexy produit chaque année deux millions de bas de contention, vendus en pharmacie pour traiter des pathologies veineuses. Mais le laboratoire français Innothera, une entreprise familiale de taille intermédiaire (ETI) qui commercialise aussi des médicaments, veut se diversifier. Il croit au potentiel de la santé connectée pour compenser un chiffre d’affaires de 156 millions d’euros en légère décroissance l’an dernier. Et a investi, le 22 juin, pour prendre 20% du capital de BioSerenity, une prometteuse start-up française de la e-santé, dont il produira par ailleurs à Nomexy les produits médicaux connectés.

Le premier produit de BioSerenity dans l'epilepsie

Installée au sein de l’Institut du Cerveau et de la Moëlle épinière (ICM) dans l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, BioSerenity est née il y a deux ans et compte déjà 21 salariés, pour 2 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015. Son innovation : des vêtements intelligents dotés de capteurs pour suivre les patients, à la maison ou à l’hôpital. Le Neuronaute, son système de diagnostic de l’épilepsie permettant de faire un enregistrement d’électro-encéphalographie mobile, est en cours de lancement. En utilisant des algorithmes localisés dans un cloud médical, le système pourra pré-identifier les données de crise et faciliter le diagnostic du neurologue. Des négociations avec des grands de la pharmacie sont en cours pour trouver un partenaire afin de le commercialiser, tout comme pour de futurs produits en cardiologie, neurologie et troubles du sommeil.

Nomexy, la plus grosse entreprise textile des Vosges

A Nomexy, la plus grosse entreprise textile des Vosges, Innothera pourra donc produire ces dispositifs en intégrant les capteurs de BioSerenity dans ses opérations de tricotage et d’assemblage. Environ 500 000 euros seront investis dans des machines pour valider des prototypes, avec la possibilité à terme d’investir quelques millions d’euros si l’exploitation commerciale se concrétise.

Mais Innothera apportera également à la start-up son expertise des évaluations cliniques, pour démontrer l’efficacité médicale de ses produits. Dans le cadre du partenariat R&D et industriel signé le 22 juin, Innothera récupère d’ailleurs l’exclusivité de la technologie de BioSerenity dans deux domaines : l’angiologie et la gynécologie-obstétrique. Une ceinture connectée pour femmes enceintes qui serait capable de détecter des grossesses à risque est déjà en cours de développement.

Partager la stratégie

"Nous ne voulions pas simplement être un sous-traitant car ces nouvelles technologies supposent des investissements, des recrutements qualifiés : nous voulions entrer au capital de l’entreprise, être associés à son avenir et partager sa stratégie pour anticiper de futurs développements", confie à L’Usine Nouvelle Arnaud Gobet, le président d’Innothera. Il avait repéré la startup lorsqu’il dirigeait le pôle de compétitivité francilien Medicen.

BioSerenity avait déjà réalisé une première levée de fonds de trois millions d’euros en juin 2015 auprès de Kurma Diagnostics et IdInvest Partners. Pierre-Yves Frouin, son fondateur et président, est toujours l’actionnaire principal. Chez Innothera, on mise sur cette prise de participation et le rachat de la société Cleanis, un spécialiste des produits d’hygiène hospitalière en croissance de 30%, pour atteindre 160 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année. Voire 200 millions d’euros d’ici trois ou quatre ans.

Gaëlle Fleitour

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