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Quotidien des Usines

"Avec la nouvelle usine Labinal, nous visons des gains de productivité de 5 à 10%"

Hassan Meddah ,

Publié le

Entretien Denis Schaeffer est directeur de l'usine Labinal de Villemur-sur-Tarn. La filiale du groupe Safran, spécialisée dans la fabrication de câblages et de meubles électriques, a abandonné ses anciens locaux pour s'installer début janvier sur ce nouveau site. Ce transfert a été réalisé sans interrompre les livraisons à ses principaux clients, Airbus et Eurocopter.

Avec la nouvelle usine Labinal, nous visons des gains de productivité de 5 à 10%
La nouvelle usine Labinal, inaugurée le 21 février 2012.
© Pierre Soissons - Safran

L'Usine Nouvelle - Pourquoi avoir emménagé dans cette nouvelle usine ?
Denis Schaeffer - Celle-ci est plus opérationnelle. Aujourd'hui, toutes les activités sont regroupées sous un même toit alors qu'auparavant elles étaient éclatées à travers cinq bâtiments pour certains assez éloignés les uns des autres. Cela permet d'optimiser tous les déplacements du personnel et la circulation des composants, d'améliorer la collaboration entre tous les services de l'usine et de mutualiser certaines machines comme pour les tests et l'emballage... L'ancien site qui datait des années 1960, était obsolète.  Il fallait transporter les pièces d'un bâtiment à l'autre avec le risque de les endommager et des pertes de temps. Au total, nous gagnons en réactivité.

Justement quels gains concrets attendez-vous de ce déménagement ?
Nous tablons sur des gains de productivité de l'ordre de 5 à 10%. Pour cela nous allons étendre les nouvelles méthodes de production cadencée déjà introduites pour certaines gammes de produits. Il s'agit de produire à la demande avec des flux tirés par l'usine du client. Ainsi pour la production des baies électriques de l'A320, toutes les 3H20, l'équipement avance et passe d'une station  à l'autre. On réduit les stocks inutiles.

Comment avez-vous réussi à livrer vos clients pendant la période du déménagement ?
Nous avons anticipé pour ne pas pénaliser nos clients ni pendant le déménagement ni pendant le redémarrage des activités. Durant les quatre mois précédents le déménagement, nous avons produit 20% de plus que le niveau normal de production. Nous avons pour cela recruté des intérimaires supplémentaires. L'effectif qui est monté jusqu'à 750 personnes devrait donc retomber à 650 personnes d'ici la fin de l'année. Plus globalement, nous avons embauche sur les deux ou trois dernières années une quarantaine de personnes pour faire face aux augmentations de cadence.

Le site emploie majoritairement des femmes. Pour quelle raison ?
C'est lié à l'activité elle-même. Pour fabriquer un harnais électrique, il faut manipuler avec soin de multiples petits composants. Or les femmes ont une dextérité que les hommes n'ont pas. Elles représentent plus de 60% des effectifs de l'usine de Villemur contre 44% pour la société. Par contre pour la production des câblages de fortes sections qui nécessitent plus de forces, les hommes sont plus nombreux.

Que représente pour Labinal la production du câblage pour le nouveau long courrier d'Airbus, l'A350 ?
L'usine de Villemur-sur-Tarn produit les principaux câblages de l'A350. Au-delà de la charge industrielle, c'est la garantie de maintenir et de développer des équipes expérimentées sur des technologies plus complexes comme la protection électromagnétique. Ces compétences sont nécessaires pour ensuite assurer un service après-vente efficace à nos clients. D'ici environ 5 ans, le programme A350 pour lequel Labinal fournit l'ensemble des câblages du fuselage,  pourra constituer 30% de l'activité de nos activités en Europe.

Comment vous répartissez-vous  le travail avec les autres usines Labinal dans les pays à bas coûts ?
Labinal est également présent au Mexique et au Maroc. Ces usines prennent en charge les productions stabilisées et de grande série. Contrairement au secteur automobile, la fabrication de câble aéronautique reste une activité très manuelle du fait de la faible standardisation. En moyenne, le coût de la main d'œuvre dans la fabrication d'un harnais représente en moyenne 40% du coût total de production.

Propos recueillis par Hassan Meddah

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