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L'Usine Maroc

Avec la centrale solaire pilote "Alsolen Mid", coopération franco-marocaine autour des miroirs de Fresnel

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Fruit d’un joint-venture entre le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et l'agence de promotion des énergies renouvelables Masen, la toute jeune société franco-marocaine Alsolen a présenté pour la première fois pendant la COP22, le produit de ses développements : la centrale solaire multiapplications "Alsolen Mid". Elle pourrait décrocher son premier marché auprès de l’industriel marocain Multiceram. Yannick Dufau, (photo) son directeur général, présente pour L'Usine Nouvelle Maroc, son premier né.

Avec la centrale solaire pilote Alsolen Mid, coopération franco-marocaine autour des miroirs de Fresnel © Cea

L'Usine Nouvelle : Alsolen a présenté à la COP22 pour la première fois sa centrale solaire. Quelles en sont les caractéristiques ?

Yannick Dufau : Alsolen, a été créée en 2009 et dès lors nous avons lancé un très grand programme de R&D. Nous n’avons entamé notre vie industrielle qu’en 2015, quand Masen a pris 50% du capital et que nous sommes devenus une société marocaine. Aujourd’hui, notre premier produit - car nous en aurons d’autres - est prêt et nous l'avons présenté au public. Alsolen Mid, c'est son nom, est une centrale solaire thermodynamique de 1 MW à 20 MW qui recourt à la technologie des miroirs de Fresnel pour offrir non seulement de la chaleur, mais également de l’électricité, du dessalement d’eau de mer et du froid sous forme de glace ou d’air.

Comment se présente votre marché ?

Il n’y a pas d’autres solutions aujourd’hui sur le marché qui, à partir de la ressource solaire, peut transformer de la chaleur en autant d’applications simultanément. En termes de débouchés, l’installation cible à la fois les industriels pour délivrer de la chaleur process mais aussi les zones isolées situées loin des réseaux comme cela est fréquent en Afrique.

Vous étiez venu à la COP22 pour vendre votre centrale. Avez-vous déjà signé vos premiers contrats ?

Nous travaillons d’ores et déjà avec la société Multicérame à Berrechid qui fabrique des céramiques. L’entreprise est extrêmement dépendante des énergies fossiles. Elle brûle du gaz, du fioul et utilise aussi de l’électricité. Elle développe également des processus industriels qui vont de 620°C à 1100°C si bien que l’énergie représente 40% du coût d’une céramique.

Alsolen a démontré par une pré-étude que notre solution peut se greffer à leur process industriel pour économiser du fioul. Avec Multicérame, nous avons annoncé le lancement de la deuxième étape : l’étude complète pour implanter notre centrale solaire - 3 MW à 5 MW thermiques - sur le site de Berrechid dans la région de Casablanca-Settat. Cette centrale représenterait des millions de dirhams économisés par an pour Multicérame.

Avez-vous eu d'autres contacts ?

Oui, au moins avec avec une dizaine d’autres entreprises au Maroc, notamment sur un site proche de l’océan où nous pourrions délivrer simultanément de l’électricité, du dessalement d’eau et de la glace. Quoi qu’il en soit, 2017 verra la première commande et les premiers débuts de réalisations.

Des industriels ou des collectivités d’Afrique subsaharienne se sont-ils également montrés intéressés ?

Nous avons assisté effectivement à une accélération de nos contacts commerciaux avec d’autres pays africains et ce n’est pas étonnant : c’est bien pour cela que Masen a investi dans cette filiale. Nous apportons précisément une réponse aux besoins des pays d’Afrique qui recherchent des solutions pour le développement des zones isolées de tous les réseaux.

Et au niveau des pays ?

Des représentants tchadiens, nigériens, burkinabés, béninois, rwandais et même des néo-calédoniens nous ont rendu visite sur le stand de Masen qui nous a accueilli. J'ai particulièrement retenu l’enthousiasme du ministre de l’Energie de Djibouti qui a signé un accord de coopération avec Masen pendant la COP22. Il a retenu l’idée d’un pilote de solution thermodynamique entre 10 MW et 30 MW. Alors pourquoi pas notre solution qui couvre la gamme de 1 MW à 20 MW. Après le Maroc aujourd'hui, Djibouti pourrait bien être un de nos marchés de demain.

Propos recueillis par Julie Chaudier à Marrakech

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