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L'Usine Agro

Avec la blockchain, Ositrade veut sécuriser les transactions entre acteurs des grains

Franck Stassi , , , ,

Publié le

La plateforme Ositrade, qui sera lancée en septembre, compte centraliser les transactions entre les acteurs des céréales, des oléagineux et des produits destinés à l’alimentation animale grâce à une technologie blockchain exploitée par IBM.

Avec la blockchain, Ositrade veut sécuriser les transactions entre acteurs des grains
Ositrade s'appuiera sur la technologie Hyperledger fournie par IBM et développée avec la fondation Linux.
© Davidstankiewicz - Wikimedia commons

En pointe en matière de transition numérique, les acteurs du monde agricole et agroalimentaire sont toutefois encore nombreux à contractualiser oralement, et à répartir leurs opérations entre plusieurs acteurs… avec le risque de défauts de traçabilité.

Ingénieur et docteur en agronomie, Philippe Lehrmann, fort de trente-cinq ans de carrière dans l’agroalimentaire, responsable de la veille et de la stratégie long terme jusqu’en 2016 chez Axereal, lance à Orléans (dans le Loiret) avec Rémi Chevalier, courtier en commodités agricoles, Ositrade, une place de marché en ligne dédiée au commerce des grains.

"De la ferme à l’industrie, les différents intervenants de la chaîne (collecteurs, stockeurs, traders, transformateurs…) pourront utiliser la plateforme. Nous mettons en relation des acheteurs et des vendeurs, qui peuvent générer des transactions en ligne. Les opérations ont valeur de signature, ce qui est un des apports de la blockchain", explique Philippe Lehrmann. Les échanges de céréales, d’oléagineux ou de tourteaux seront en effet sécurisés au moyen d’Hyperledger, la technologie blockchain exploitée par IBM, dédiée aux environnements industriels. Des modèles de contrats prédéfinis ainsi que l’adjonction, à chaque contrat, des documents attestant de l’origine des matières premières, doivent permettre de rassurer les utilisateurs.

Lancement en septembre

Disponible en mode SaaS (software as a service), Ositrade, en phase de bêta-test avant une ouverture en septembre, émerge d’une idée née… il y a vingt-cinq ans. "Les connexions entre ordinateurs n’étaient pas assez rapides !", s’amuse Philippe Lehrmann. Une première levée de fonds de 100 000 euros et des aides de Bpifrance ont facilité le lancement de la plateforme, avant un second tour de table à venir. Des déclinaisons européennes puis mondiales sont prévues. L’entreprise a déjà été contactée par des acteurs d’autres secteurs, comme le bois et le sucre, pour envisager une éventuelle déclinaison de son offre.

 L'innovation

Les contrats prédéfinis permettent un gain de temps aux acteurs du commerce des grains, qui peuvent également visualiser sur la même plateforme les offres et les ordres disponibles.

 L'opportunité

La technologie blockchain a dépassé le champ des cryptomonnaies pour offrir davantage de sécurité aux industriels. L’Association de coordination technique agricole, qui regroupe les instituts techniques agricoles, et Carrefour, qui va tracer son poulet d’Auvergne, s’y intéressent notamment.

 

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