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L'Usine Santé

Avec la Beauty French Tech, la Cosmetic Valley veut peser dans la cour du numérique

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

Le premier pôle de compétitivité français dédié à la cosmétique veut faire innover, à Chartres, toute la filière nationale autour du numérique. Espérant voir son réseau labellisé par la French Tech le 30 juin.

Une soirée organisée dans un lieu tendance, l'Usine IO à Paris. 150 participants et une invitée de marque, la miss France 2014 Flora Coquerel, en digne représentante de la beauté et de la génération Y. Des banderoles, pins et badges à l’effigie du mouvement. Pour le lancement de la Beauty French Tech, mercredi 30 mars, le pôle de compétitivité de la Cosmetic Valley a voulu dépoussiérer l’industrie cosmétique française et la sortir de son ronron. Dommage qu'il n'y ait pas eu de showroom pour faire découvrir les prototypes, applis et objets connectés de la cosmétique de demain...

Car la première région mondiale de fabrication de produits de beauté, qui s'étend de Rouen à Orléans en passant par Paris, a décidé de lancer un grand réseau d’innovation numérique, localisé à Chartres (Eure-et-Loir), avec l’appui financier de la région Centre-Val de Loire. Le crédo est déjà écrit : "combiner l’excellence française de la beauté, les opportunités du développement du numérique et la créativité des startups. Un seul objectif : inventer la beauté du futur." 

Le réseau espère ainsi être sélectionné lors de l'appel d'offres thématique du label French Tech, qui sera bouclé le 11 avril et dont les résultats seront dévoilés le 30 juin. "Nous voulons imprimer une image, un réseau et une volonté", insiste Marc-Antoine Jamet, le président de la Cosmetic Valley, à L’Usine Nouvelle.

Jouer sur toute la chaine de valeur : des applis  aux objets connectés

Pas question pour l’industrie cosmétique française, numéro un mondial du secteur avec 11 milliards d'euros d'exportation, de se laisser détrôner par les pure players du numérique ou des acteurs de la beauté plus agiles. La Beauty French Tech entend jouer sur toute la chaîne de valeur.

En amont avec le développement d’algorithmes pour recueillir et analyser - tout en les sécurisant - les données des consommateurs, afin de mieux les connaître et répondre à leurs attentes. En aval avec la mise en ligne de plate-formes web pour faciliter le choix du client et le rapprocher des marques de beauté, comme les sites lucette.com, Beauté Privée, ou encore la start-up Octoly, qui valorise des produits auprès des plus influentes "Youtubeuses" de la beauté, en France et aux Etats-Unis. Sans oublier, entre les deux, la construction d’applis voire d’objets connectés comme le masque de beauté de Wired Beauty Technologies (WBT), hébergé par l'Usine IO.

"Chasser en meute"

En janvier dernier, sur l’espace "Beauty Tech" du CES de Las Vegas, le grand show mondial de l’électronique, les fondateurs de WBT s’étaient sentis un peu seuls. Stanislas Vandier, son codirigeant, appelle à "chasser en meute". "On sent que la beauté made in France continue de fasciner et qu’il y a une attente la réponse créative que pourra fournir la cosmétique française aux sujets digitaux !"

La Cosmetic Valley espère donc que ses adhérents - grandes et petites entreprises, laboratoires publics, universités – vont se mobiliser massivement d’ici le 11 avril. Avec ses partenaires territoriaux, ils ont en partie levé le voile auprès de l’Usine Digitale sur le futur de la Beauty French Tech. Un incubateur, baptisé La Fabrique de la Beauté 3.0 et financé à hauteur de 5 millions d'euros, devrait émerger à Chartres dès cet automne, et accueillir une vingtaine de start-up. Un Beauty Data Lab, centre de ressources autour du big data dédié à l'exploitation du potentiel des objets connectés, en particulier au service des PME du pôle, pourrait voir le jour. Prochain rendez-vous à Chartres le 5 juillet, pour le premier Congrès Beauté 3.0.

Gaëlle Fleitour

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