Avec l’achat de Flying Eye, Azur Drones pousse à la consolidation du secteur des drones

L’acquisition de Flying Eye permet à Azur Drones de couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’assemblage de drones à l’analyse de données. L’entreprise mise sur l’export pour assurer sa croissance.

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Avec l’achat de Flying Eye, Azur Drones pousse à la consolidation du secteur des drones

Plus lente qu’attendue, la consolidation du secteur des drones connaît un nouvel épisode. Et non des moindres : l’opérateur Azur Drones acquiert le constructeur Flying Eye. De quoi former une entreprise intégrée au chiffre d’affaires de 2,5 millions d’euros, avec un effectif d’une trentaine de personnes. Une taille significative dans un secteur à la fois ultra dynamique mais marqué par la multiplication des très petites structures. L’opération menée par Azur Drones fait suite à trois levées de fonds successives, menées depuis l’été 2016. Les deux premières ont permis de lever 4,5 millions d’euros, quant à la 3ème – tout juste bouclée – elle s’élève à 2 millions d’euros.

L’opérateur est toujours soutenu par un investisseur dont l’identité est tenue secrète, tout juste peut-on savoir qu’il s’agit d’une famille industrielle du nord de la France. Un apport précieux pour Azur Drones, d’autant que les grand donneurs d’ordre restent peu enclins à sortir le carnet de chèques, afin de participer au grand chassé-croisé du secteur : les opérateurs – Redbird, Air Marine… – remontent la chaîne de valeur (le développement et la fabrication des engins) quand dans le même temps les intégrateurs – Delair Tech, Airinnov… – lorgnent vers le pilotage et l’exploitation des données.

Le pari de la vidéoprotection

"Alors que nos profils historiques chez Azur Drones sont plutôt d’anciens militaires experts dans l’analyse d’image, le rachat de Flying Eye nous apportent des profils d’informaticiens et de mécatroniciens, précise Jean-Marc Crépin, directeur Général finance & développement chez Azur Drones. Notre schéma intégré comprend aussi de la formation et de la distribution de matériel". Azur Drones compte ouvrir un centre de formation dans la région parisienne dans les prochaines semaines.

Le nouveau créneau de l’entreprise : la vidéoprotection, en particulier destinée aux sites industriels et aux grands événements. Un segment que les dirigeants d’Azur Drones estiment porteur et différenciant vis-à-vis de concurrents qui ont opté pour les mines et carrières, la surveillance linéaire des réseaux ou bien encore la thermographie des bâtiments. "Notre solution Azur Drones’Guard met en œuvre trois types de drones différents, à voilure tournante, fixe et filaire", détaille Jean-Marc Crépin. Un bataillon d’engins à même de gérer la sécurité, avec possibilité de tracker une cible. Désormais intégrée, Azur Drones va devoir batailler ferme et surtout convaincre les grands donneurs d’ordre.

En France, le marché des drones civils devrait s’élever à 652 millions d’euros en 2025, contre 155 millions d’euros en 2015, selon une étude du cabinet Oliver Wyman. Mais les places sont chères dans le secteur. Azur Drones pourra compter sur ses deux implantations françaises pour assurer son développement : celui de Boulogne-Billancourt (siège social) et celui de Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes), où se trouvera le département recherche et développement en raison de la proximité avec l’ancienne implantation de Flying Eye à Vallauris. Un pied au nord, l’autre au sud, Azur Drones promet d’avancer à grandes enjambées.

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