L'Usine Aéro

Avec l'A350, c'est toute l'industrie qui s'envole

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Volera, volera pas ? Sur Internet et chez les passionnés d'aéronautique, le vol inaugural de l'A350 fait l'objet de toutes les conjectures. Mais au-delà de l'événement, cet avion peut devenir le symbole positif de toute l'industrie.

Avec l'A350, c'est toute l'industrie qui s'envole © Airbus

Un objet de rêve pour une filière industrielle modèle. L'Airbus A350, qui alimente le buzz des passionnés d'aéro sur les réseaux sociaux, est en passe de devenir une icône. Et cela, avant même d'avoir réalisé son vol inaugural que tous espèrent pour le salon du Bourget ! Un tel engouement, une telle fièvre n'est pas étonnante. L'aéronautique fait partie du club très fermé des industries-passion. Ces secteurs (l'automobile en est aussi) possèdent un supplément d'âme : leurs produits ont un pouvoir d'attraction assez mystérieux sur le grand public. La complexité technologique, le design, l'histoire que racontent ces aéronefs ou ces automobiles, charment les foules. Et l'A350 exerce déjà cette fascination.

Au-delà de l'aéronautique, cet avion est une bénédiction pour l'industrie tout entière. Malmenée dans l'opinion, caricaturée lors des talk-shows, ce secteur - dont L'Usine Nouvelle est le média de référence - doit profiter de l'A350 pour faire oublier sa mauvaise réputation. Le nouvel Airbus doit contribuer à effacer Florange, Petroplus et toutes ces fermetures de site qu'égrainent les journaux télévisés depuis des mois.

Le premier vol du nouvel Airbus doit servir à révéler tout le talent de nos usines : celle de Thalès pour l'avionique, celle d'Auber & Duval en Auvergne pour les cadres de portes en titane, celle d'Aerolia dans la Somme pour les pointes avant, celle de Snecma en Seine-et-Marne pour les réacteurs mais également celle d'acteurs beaucoup plus petits ! Ceux dont on ignore souvent le nom mais qui apportent les composants indispensables à cet objet industriel. Duqueine et ses hublots, Crouzet et ses cases pour les trains d'atterrissage, Figeac Aero et ses éléments pour mât réacteur, eux-aussi rendent possible cette formidable aventure.

On l'a compris, en faisant son premier vol, l'A350 ne sera pas seulement le nouveau fer de lance d'Airbus. Dans son sillage et à son bord, c'est toute une industrie qui viendra saluer les visiteurs du premier salon aéronautique au monde. Vivement le Bourget !

Thibaut de Jaegher

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