Avec Graham-White, Faiveley poursuit son aventure américaine

Le prix ETI de l'année de L'Usine Nouvelle déroule avec méthode sa stratégie de conquête du marché américain. Il mise toujours sur le triptyque qualité-innovation-intégration. Une recette testée avec succès en Allemagne.

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Avec Graham-White, Faiveley poursuit son aventure américaine

Acquisition de technologies pointues et renforcement sur le marché américain, le rachat de Graham-White s'inscrit en droite ligne dans la stratégie de l'équipementier ferroviaire français. Le petit américain (70 millions d'euros de chiffre d'affaires et 300 salariés) apportera à Faiveley Transport ses compétences pointues dans certains composants de freinage.

De quoi proposer des systèmes innovants toujours plus intégrés et misant sur la qualité, le triptyque sur lequel l'équipementier a bâti son succès au cours de la dernière décennie, qui a vu le chiffre d'affaires du groupe quintupler, à 914 millions d'euros pour l'exercice 2010/2011.

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Recruté par son prédécesseur Robert Joyeux en 2008 pour revisiter la stratégie de Faiveley, l'actuel patron de l'équipementier, Thierry Barel, avait identifié quatre marchés géographiques prioritaires, dont les Etats-Unis. C'est avec obstination que le français s'est depuis attaché à se renforcer sur le marché américain et sur le marché du fret, sur lesquels il était peu présent.

Plus de 210 millions d'euros de commandes

L'acquisition en 2008 du spécialiste du freinage Ellcon avait ouvert la voie à la création, en octobre 2010, d'une coentreprise avec Amsted, leader américain des composants pour le fret. En ligne de mire : le marché renaissant du fret américain, dopé par les 20 milliards de dollars que le gouvernement Obama a décidé en 2009 de consacrer au transport.

Méthodique, le français l'a aussi été en Allemagne : quasi absent de ce marché majeur, Faiveley s'est rapproché de Siemens et Bombardier depuis 2008 pour décrocher au dernier trimestre 2011 trois contrats historiques (freins, portes, climatisations) dans le programme allemand de 130 trains à grande vitesse ICx (jusqu'à 300 avec les options).

En attendant les résultats des appels d'offre sur les lots restants, c'est déjà plus de 210 millions d'euros de commandes que Faiveley a ainsi engrangés. L'aventure américaine aura-t-elle autant de succès ?

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