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Avec François Hollande, la présidence ne se passe pas comme prévu

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Un an après son élection à la présidence de la République, François Hollande concentre contre lui toutes les critiques. Mais si la personne est rejetée, ses mesures, elles, sont plutôt adoptées par une majorité de Français. Contradiction ?

Avec François Hollande, la présidence ne se passe pas comme prévu

Avec François Hollande, rien ne se passe comme prévu. Laurent Binet, qui titra ainsi son ouvrage consacré à la campagne du candidat socialiste, ne pouvait mieux résumer le parcours de François Hollande jusqu’à l’Élysée. Tout semble advenir de manière inattendue pour l’actuel président de la République. Candidat aux Primaires du Parti socialiste, il s’impose comme champion par défaut suite à l’abandon de Dominique Strauss-Kahn. Candidat à l’élection présidentielle, il est choisi par défaut par le peuple français, plus dans un mouvement de rejet de Nicolas Sarkozy que par adhésion à ses idées. Président, il se retrouve donc par défaut à la tête du pays, dans une situation tendue où il doit appliquer les 60 mesures pour lesquelles il a été élu mais dont personne ne souhaite réellement qu’elles soient mises en œuvre.

Président rejetté, mesures acceptées

C’est sans doute cette conjonction de circonstances, couplée à la crise inédite que traverse notre pays, qui fait de François Hollande le président le plus détesté de la Cinquième république (25 % de satisfaits selon le baromètre du JDD). Un an après son élection, il est pris entre plusieurs  feux : celui d’une opposition revigorée qui entretient l’idée d’une insurrection sociale (en oubliant un peu vite sa part de responsabilité) ; celui de l’Europe qui attend de la France des mesures fortes pour réduire ses déficits (et c’est en ce sens qu’il faut comprendre le délais qui nous a été accordé) ; celui, enfin, de sa majorité qui ne le soutient pas réellement et ne l’a sans doute jamais soutenu tant les critiques qui émanent de ce camp sont virulentes.

Un an après son élection, ce qui ressort finalement c’est que personne ne voulait vraiment de François Hollande comme président. Il en paye le prix fort avec un taux d’impopularité record. Avec un tel score, on pourrait d’ailleurs s’attendre à un rejet massif des mesures qu’il a prises ces 12 derniers mois. Ce n’est absolument pas le cas. La retraite à 60 ans, le crédit d’impôt compétitivité ou les contrats de génération sont ainsi salués par près de 65 % des Français, selon un sondage BVA-Le Parisien. Décidément, avec François Hollande, rien ne se passe comme prévu…

Thibaut De Jaegher

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1 commentaire

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07/05/2013 - 09h03 -

Depuis J.Chirac, puis N.Sarkozy, le personnage de Président semble avoir l'obligation de popularité, avant même qu'on parle de compétence ni d'efficacité. Il doit ressembler à ce que chaque Français veut donner comme image de lui-même, c'est à dire avoir l'image que les médias donnent d'une personne efficace. Plus encore qu'un programme, des méthodes ou encore une idéologie, il doit avoir une capacité de séduction et rassurer comme un bon père protecteur. Quand les Français vont-ils comprendre que nous ne sommes plus sous la royauté, et que c'est l'équipe rassemblée autour des ministres, son objectif et son indépendance d'action qui sont primordiaux ?
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