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L'Usine Auto

Avec Ferrari en Bourse, Fiat-Chrysler toilette encore un peu plus ses finances en vue d’une future alliance

Pauline Ducamp , , , ,

Publié le

Analyse 9% de Ferrari sont mis sur le marché le 21 octobre à la Bourse de New-York. Plus que le financement de la marque de luxe, Fiat-Chrysler cherche dans cette opération à toiletter ses finances en vue d’un rachat ou d’une alliance avec un autre groupe. 


Ferrari California T - Crédits : Ferrari

52 dollars (environ 45 euros), ce n’est pas le tarif en option d’un écusson au cheval cabré, mais le prix d’introduction des titres Ferrari au NYse de New-York (Etats-Unis) ce 21 octobre. Le nom de code de l’échange des titres, "RACE“, colle bien à l’ADN sportif de Ferrari comme au succès attendu de l’opération. Les experts du secteur annoncent en effet une valorisation financière de 12 milliards de dollars (10 milliards d’euros). La vente de 9% de Ferrari devrait en tout rapporter à son propriétaire Fiat Chrysler Automobiles (FCA) 893 millions de dollars (785 millions d’euros).

Un pas de plus vers une alliance pour FCA

Cette somme n’est pourtant pas forcément dévolue au développement de Ferrari, mais bien plutôt à l’avenir de FCA. "Cette introduction en Bourse de Ferrari fait partie de la stratégie de Sergio Marchionne pour se financer en vue d’une vente ou d’une fusion de FCA, souligne Bertrand Rakoto, fondateur du cabinet de conseil D3 Intelligence. Il ne faut pas oublier que le groupe a 8 milliards d’euros de dette".  

Toutes les annonces de Sergio Marchionne, du renouveau d’Alfa Romeo au plan stratégique de 48 milliards d’euros d’investissement d’ici 2018, visent clairement à construire un beau trousseau de mariage en vue d’une alliance. General Motors a été approché au printemps, et a décliné, mais toute la stratégie du patron de FCA vise clairement à préparer Fiat pour l’après-Chrysler. "La famille Agnelli, propriétaire historique de Fiat, a toujours dit qu’elle conserverait Ferrari, même si Fiat est vendu. Cette première introduction en Bourse prépare ainsi le spin-off de Ferrari de sa maison-mère", poursuit Bertrand Rakoto.

Monétiser l’image de la marque

L’introduction de Ferrari en Bourse confirme aussi le potentiel colossal de la marque au cheval cabré. Le chiffre d’affaires de Ferrari (2,76 milliards d’euros en 2014) repose encore à 70%  sur la vente de voitures, avec une gamme forte, de la F12 Berlinetta à la FF ou LaFerrari.

Sergio Marchionne a d’ailleurs décidé d’augmenter le nombre de modèles produits chaque année de 7255 en 2014 à 9 ou 10 000 exemplaires, pour répondre à la demande croissante de sportives au cheval cabré. Mais son aura va bien au-delà, avec un parc d’attraction à Abu-Dhabi, le Ferrari World et du merchandising porté par la Formule 1. Or, cette image n’était jusqu’à présent pas assez monétisée, à l’instar des marques de la Silicon Valley (Apple par exemple) ou du monde du luxe (Louis Vuitton entre autres). Un atout supplémentaire pour séduire le futur partenaire de FCA ?

Pauline Ducamp

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