Avec deux repreneurs possibles, l'avenir du site Whirlpool s'éclaircit

Le fabricant américain d'électroménager Whirlpool serait en contact avec plusieurs repreneurs potentiels pour son usine d'Amiens (Somme). Le site, qui emploie 290 personnes, doit fermer en 2018.

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Avec deux repreneurs possibles, l'avenir du site Whirlpool s'éclaircit
La fermeture de l'usine Whirlpool d'Amiens (Somme) doit intervenir le 1er juin 2018.

Xavier Bertrand, le président (LR) du conseil régional des Hauts-de-France, a prévenu. Il veut que le groupe américain Whirlpool joue "pleinement le jeu" de la réindustrialisation du site d'Amiens, que celui-ci entend fermer d'ici au 1er juin 2018. Pour cela, l'élu n'a pas hésité à jouer les entremetteurs et à présenter un repreneur potentiel – un candidat jugé "sérieux" – au fabricant. "La défense de l'industrie est une de nos priorités. C'est pourquoi nous suivons de très près ce dossier", avance l'ex-ministre du travail. Selon lui, deux projets de reprise auraient déjà été présentés. Pour juger de leur solidité, la région a demandé l'organisation d'une réunion tripartite, réunissant la direction européenne de Whirlpool, les services de l'Etat et de la région, mi-avril.

Les pouvoirs publics semblent donc décidés à augmenter la pression autour du fabricant d'électroménager, soupçonné, un temps, de ne pas mettre tout en œuvre pour donner un nouvel avenir au site et à ses 290 salariés. Une accusation réfutée en bloc par l'industriel. Celui-ci explique avoir contacté 400 à 500 entreprises françaises et européennes susceptibles d'être intéressées par le site amiénois. Une usine moderne dans laquelle Whirlpool a investi plus de 30 millions d'euros au cours des dernières années.

La firme ambitionnait de faire de l'établissement, une unité spécialisée de haut niveau dans la fabrication des sèche-linges. C'était sans compter, l'acquisition, il y a trois ans, de l'italien Indesit et de sa quinzaine d'usines européennes, dont celle de Lodz en Pologne. C'est là que le groupe a décidé de délocaliser la production de l'usine amiénoise, jugée moins compétitive.

En pleine campagne présidentielle, l'annonce de la fermeture a relancé le débat sur le dumping social en Europe. Certains candidats, tels que Benoît Hamon, demandent en effet le remboursement des aides perçues par Whirlpool dans le cadre du CICE.

Guillaume Roussange

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