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L'Usine Aéro

Avec deux ans de retard, le Falcon 5X de Dassault effectue son premier vol

Olivier James , , ,

Publié le

Le Falcon 5X de Dassault Aviation a effectué son premier vol mercredi 5 juillet. Le jet d’affaires reste toutefois pénalisé par les problèmes de développement du moteur Silvercrest de Safran.

Avec deux ans de retard, le Falcon 5X de Dassault effectue son premier vol
Le Falcon 5X de Dassault effectue son premier vol mercredi 5 juillet.
© Dassault Aviation

Le calendrier initial prévoyait qu’à cette date, les premières livraisons débuteraient. Las, le Falcon 5X de Dassault Aviation n’en est qu’à ses vols d’essais : le jet d’affaires a commencé mercredi 5 juillet ses vols tests à l’aéroport de Bordeaux-Mérignac (Gironde), tout juste sorti du site d’assemblage final. Ce premier vol de deux heures fait suite à des essais au sol dédiés aux tests au point fixe ainsi qu’au roulage à basse et haute vitesse.

Si ces premiers vols d’essais représentent une excellente nouvelle pour Dassault, ils ne font que rappeler l’important retard du programme dû aux problèmes de développement de son moteur, le Silvercrest, fabriqué par Safran. Alors que les premiers moteurs étaient attendus pour la fin 2013, ils sont arrivés avec près de quatre ans de retard. L’avionneur a pu comprimer en parti ce délai, pour le ramener à un peu plus de deux années de retard pour l’avion : les premières livraisons du Falcon 5X devraient intervenir en 2020.

Problèmes en série pour le Silvercrest

Chez Dassault, la pilule reste amère, alors qu’aucun programme du groupe n’a eu à souffrir de tels niveaux de retard. "Nous sommes déterminés à contenir au maximum les conséquences des quatre ans de retard du développement du moteur, cette courte campagne d’essais en vol préliminaires est un élément de cet effort, a déclaré dans un communiqué Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation. Nous suivrons très attentivement les tests de validation du Silvercrest modifié, que Safran a prévu de réaliser dans les mois à venir, car leurs résultats sont cruciaux pour une entrée en service du 5X en 2020".

Comment un industriel comme Safran peut accuser un tel retard, alors même qu’il est l’artisan au sein de la société CFM, détenue avec General Electric, des moteurs parmi les plus vendus au monde, avec le CFM 56 et aujourd’hui le Leap ? Comme L’Usine Nouvelle l’avait déjà expliqué, les équipes de Safran ont quelque peu pêché par excès de confiance. Le Silvercrest a très vite laissé apparaître des jeux trop importants entre les différentes pièces qui le composent. D’autres problèmes sont intervenus au niveau des branchements avec le banc d’essai volant, ainsi que le système de régulation thermique, qui limite les risques de givrage du carburant.

Des ventes qui peinent à décoller

Des erreurs qui peuvent être imputés au manque d’expériences de Safran : s’il est l’un des champions incontestés de l’aviation commerciale, c’est la première fois avec le Sivercrest que le motoriste se frotte à l’aviation d’affaires. Un segment qui reste minoritaire, mais qui pourrait représenter 5% du chiffre d’affaires de la filiale dédiée, Safran Aircraft Engines (ex Snecma) d’ici 2020, soit quelque 500 millions d’euros.

Ces problèmes plombent le succès commercial du Falcon 5X. Rien que cette année, Dassault Aviation a enregistré pas moins de 12 annulations de la part de clients de cet avion en raison des retards de livraisons. De quoi exacerbé les difficultés que rencontre l’avionneur, alors que l’aviation d’affaires peine toujours à reprendre de la hauteur : l'industriel n'a livré que 49 appareils en 2016, contre 55 l'année précédente, et il n’a enregistré 33 commandes en 2016, contre 45 en 2015. Malgré l’important retard, Dassault mise toujours sur le Falcon 5X pour regonfler ses ventes et déjà sur son successeur. Car ses principaux concurrents (Bombardier, Cessna, Embraer et Gulfstream) fourbissent eux aussi leurs armes.

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