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L'Usine de l'Energie

Avec Alstom, Mitsubishi veut rester dans la course face aux géants mondiaux

Manuel Moragues , , , ,

Publié le

En s’alliant avec Siemens pour racheter le pôle énergie d’Alstom, Mitsubishi poursuit sa stratégie de croissance externe. L’enjeu : rester dans la course face aux géants mondiaux de l’énergie Siemens et General Electric.

Avec Alstom, Mitsubishi veut rester dans la course face aux géants mondiaux © EDF

Les visées de General Electric sur le pôle énergie d’Alstom n’en finissent pas de secouer le monde de la production d’électricité. Siemens n’est pas le seul acteur du secteur à être menacé par cette opération majeure. Le danger est aussi bien réel pour le japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI), qui vient d’annoncer ce mercredi 11 juin étudier avec Siemens une offre commune pour contrer celle de l’américain.

 

Retrouvez notre dossier : L'avenir d'Alstom se joue entre Siemens et General Electric

 

Les deux nouveaux alliés veulent éviter l’hégémonie de General Electric dans l’énergie. L’américain est déjà leader mondial dans les turbines à gaz. Avec Alstom, il creuserait encore un peu l’écart dans cette activité et, surtout, il deviendrait un "grand" du charbon et des réseaux haute tension. Pour l’allemand, l’acquisition du pôle énergie d’Alstom met en cause la stratégie de recentrage voulue par le patron Joe Kaeser. En revanche, pour MHI, une telle acquisition s’inscrirait directement dans sa stratégie de croissance externe.

Course à la taille

Interrogé fin mai par le Nikkei Asian Review sur sa réaction face à aux visées de GE sur Alstom, Shunichi Miyanaga, le président de MHI, avait déclaré : "Nous devons atteindre une taille suffisante pour être dans la course avec des géants globaux. Quand la compétition atteint une telle intensité, on ne peut pas s’en sortir sans changer d’échelle." Et le dirigeant de citer en exemple de cette consolidation en cours la concrétisation en début d’année du projet annoncé fin 2012 de fusion des activités de MHI dans les centrales thermiques (gaz, charbon, nucléaire, géothermie…) avec celles de son compatriote Hitachi.

Détenue à 65% par MHI, la coentreprise Mitsubishi Hitachi Power Systems est désormais opérationnelle. Son chiffre d’affaires est d’environ 8,5 milliards d’euros (soit à peine moins que le chiffre d’affaires de la branche énergie thermique d’Alstom, 8,8 milliards d’euros) et les deux partenaires ont l’ambition de le doubler d’ici à 2020. MHI s’était déjà renforcé en mai 2013 avec la clôture de l’acquisition de Pratt & Whitney Power Systems, qui lui avait permis d’étendre sa gamme de turbines à gaz vers les turbines de petites et moyennes puissances. Avec Alstom, MHI pourrait récupérer, outre les activités dans les réseaux haute tension, celles dans le charbon.

La large gamme de turbines à vapeur et d’alternateurs du français, ses capacités d’ingénierie pour des projets clés en mains et sa vaste base d’équipements installés génératrice de profitables services permettraient au japonais de faire un bond majeur dans sa course à la taille. Et de combler l’écart avec General Electric… et Siemens.

Manuel Moragues

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