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L'Usine Santé

AVC : des innovations pour gagner quelques précieuses heures

Coralie Lemke , ,

Publié le

A l’occasion de la journée mondiale de l’AVC, l’accident vasculaire cérébral, l’Usine Nouvelle revient sur toutes les avancées prometteuses qui permettront bientôt de mieux prendre en charge les patients qui en sont atteints. Et de sauver encore plus de vies dans cette course contre la montre.

AVC : des innovations pour gagner quelques précieuses heures
En cas d'AVC, chaque minute perdue endommage un peu plus le cerveau.

Un AVC se déclare toutes les 4 minutes en France. Une paralysie d’un côté du visage, des problèmes d’élocution ou des difficultés à bouger ses membres sur une moitié du corps… autant de symptômes qui doivent conduire à une prise en charge rapide par les secours. Car la fenêtre de temps pour intervenir – et éviter le handicap lourd ou la mort – est extrêmement courte, de l’ordre de quelques heures. Malheureusement, ces symptômes sont souvent pris à la légère et ignorés, jusqu’à ce que l’AVC ait fait trop de dégâts dans le cerveau pour pouvoir intervenir.

Autre problème, l’éloignement des centres de santé adaptés pour prendre au mieux cette pathologie en charge. La France ne dispose que de 140 unités neuro-vasculaires à travers le territoire. "Avec un AVC, on dit que ‘’time is brain’’, c’est-à-dire que chaque minute de perdue correspond à une partie du cerveau qu’on ne pourra pas récupérer", explique le Dr. Bertrand Lapergue, neurologue à l’hôpital Foch à Suresnes.

Une molécule en développement

Pour pallier à ces deux facteurs qui font perdre beaucoup de chances aux patients, plusieurs innovations sont en train d'être mises au point. En France, Acticor biotech développe une molécule qui permettrait de rallonger le temps pendant lequel le patient peut être pris en charge. Après être arrivé à l’hôpital, il commence par passer une imagerie, qui permettra d’établir s’il souffre effectivement d’un AVC ou non. Le médicament serait alors administré à ce moment-là, en même temps qu’une thrombolyse, une substance qui permet de dissoudre le caillot dans le cerveau. Ensuite, le caillot pourrait, en complément, être retiré grâce à une sonde par des neurologues spécialisés lors d'une thrombectomie. "Nous testons cette molécule sur une fenêtre d’intervention de 4h30. Mais à terme, nous aimerions aller au-delà de 4h30, voire jusqu’à 12 heures", précise Gilles Avenard, le président d'Acticor Biotech. La molécule devrait aussi permettre d'écarter le problème des saignements, qui surviennent parfois lors de la thrombolyse. "Notre produit ne devrait pas augmenter les risques de saignements. Elle se contente de stopper la croissance du caillot." Réponse dans 15 à 18 mois, après un deuxième essai clinique mené à travers l'Europe.

 

Détecter l'AVC au domicile du malade

Pour savoir au plus vite si un malade souffre bien d’un AVC, une imagerie médicale reste indispensable. Toujours le même problème, l’accès à une structure de santé suffisamment équipée. Une société américaine, Cerebrotech Medical Systems, développe un casque qui permettrait de se faire diagnostiquer partout, y compris chez soi. Cet appareil, qui ressemble un peu à un casque de réalité virtuelle, fonctionne grâce à l’impédancemétrie, une technologie qui permet de voir la consistance des tissus et donc de détecter un AVC. Après un appel d’urgence, les équipes qui se rendent chez le malade pourraient alors se servir du casque pour savoir comment orienter au mieux la personne à prendre en charge.

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