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L'Usine de l'Energie

Avant son offre sur Alstom, Siemens soigne son image d’employeur modèle 

Christophe Bys , , , ,

Publié le

Classé employeur préféré par les élèves ingénieurs européens, Siemens devrait déposer une offre de reprise d’Alstom avant le 16 juin. La numéro deux de la direction des ressources humaines, tout juste promue responsable de la diversité, Janina Kugel était de passage à Paris, jeudi 5 juin. L’Usine Nouvelle l’a rencontrée. Elle a présenté la politique RH de l’entreprise allemande, qui se veut un employeur modèle. 

Avant son offre sur Alstom, Siemens soigne son image d’employeur modèle © Siemens

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En partenariat avec Industrie Explorer

A quelques jours de la présentation de son offre de reprise d’Alstom, Siemens peaufine son image. Numéro deux de la DRH du conglomérat qui compte 362 000 salariés dans le monde et DRH Europe Moyen-Orient Afrique (EMEA), Janina Kugel incarne la diversité telle que l’entreprise entend la promouvoir. La DRH EMEA est une femme noire ayant tout juste la quarantaine, qui concilie vie familiale et vie professionnelle. Avec un tel profil, rien d’étonnant à ce qu’elle devienne le 1er juillet prochain la Chief Diverstity Officer de Siemens. "Ma carrière est importante. J’ai des enfants. Notre président Joe Kaeser me donne la flexibilité nécessaire pour que les deux soient possibles", explique-t-elle. Comment dit-on paradis en allemand ?

 

Retrouvez notre dossier : L'avenir d'Alstom se joue entre General Electric et Siemens

 

Si, officiellement, il n’est pas question de parler de l’offre de reprise d’Alstom pendant la rencontre, beaucoup des propos tenus par la numéro deux de la DRH font écho à l’actualité. Comme ce rappel que Siemens est aussi une entreprise présente en France depuis 170 ans où elle emploie 7 000 personnes : "nous sommes une entreprise allemande en France qui travaille avec des Français", résume Janina Kugel. Cette dernière insiste sur la mission que lui a confiée le PDG : créer une culture mondiale dans le groupe, pour que partout dans le monde on partage les valeurs d’excellence de l’entreprise ("les aspects positifs du Made in Germany", explique Janina Kugel) tout en gardant ses spécificités locales, pour être en prise avec les marchés.

Interrogée sur la situation française, notamment sur le niveau des prélèvements obligatoires qui, aux yeux du patronat tricolore grève la productivité, la DRH se fait diplomate : "chaque pays est différent et relève ses propres défis. Il n’y a aucun lieu au monde où c’est facile. La vraie vie ce n’est pas comme une lettre au Père Noël. A chaque entreprise de prendre ses responsabilité, Siemens assume les siennes."

Assurer l’employabilité des salariés 

Dont acte. Qu’en est-il alors des suppressions d’emplois annoncées par le groupe dans le monde ? La dirigeante insiste : ce sont des suppressions de postes, pas d’emplois. "Chez Siemens, on ne licencie pas les gens, on les forme pour qu’ils conservent leur employabilité", ajoute-t-elle, précisant même que cela fait partie des spécificités de Siemens que le groupe entend promouvoir partout où il est présent. 

Le fait qu’Obama ait cité les efforts de Siemens en matière de formation continue dans son discours de l’Union semble être la grande fierté de Janina Kugel. A Berlin, le centre de formation du groupe reçoit une trentaine de jeunes venus de toute l’Europe, notamment des Grecs et des Espagnols. A droite du couloir, décrit-elle, la salle de classe où ils commencent par apprendre la langue allemande pendant six mois. A gauche des ateliers avec des machines "encore plus modernes que dans les ateliers" !

Ainsi présenté, Siemens semble posséder toutes les qualités du modèle allemand. A commencer par la fameuse culture du compromis entre la direction et les salariés, qui se concrétise par la présence de salariés (à hauteur de 50 %) au conseil d’administration. "Cela prend peut-être un peu plus de temps pour décider, mais après on va beaucoup plus vite, car tout le monde est d’accord", explique Janina Kugel. Une méthode qui explique peut-être le temps pris pour peaufiner l’offre de reprise d’Alstom.

Christophe Bys

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