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AUTOMOBILELES CONSTRUCTEURS LAISSENT LE CABLAGE AUX EQUIPEMENTIERSRenault cède ses dernières câbleries à Sylea, dans un contexte général d'externalisation de l'activité câblage des constructeurs. Même si PSA fait - une fois de plus - bande à part.

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En partenariat avec Industrie Explorer

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LES CONSTRUCTEURS LAISSENT LE CABLAGE AUX EQUIPEMENTIERS

Renault cède ses dernières câbleries à Sylea, dans un contexte général d'externalisation de l'activité câblage des constructeurs. Même si PSA fait - une fois de plus - bande à part.



Sylea, United Technology Automotive ou Delphi ? Après deux ans de discussions, prolongées par les incertitudes sur l'évolution du statut du constructeur, Renault a donc tranché : c'est la filiale du groupe Labinal qui reprendra sa division " câblage ". Trois usines, à Dreux, au Maroc et en Tunisie, et quelque 1 350 emplois, qui ne couvraient plus que 17 % des besoins de Renault et de Matra Automobile. Avec cette cession, qui devrait être complète en 1998, le constructeur achève en effet le processus d'externalisation de son activité câblage entamée à la fin des années 80 avec la reprise des câbleries de Guarda (Portugal) et de Tournai (Belgique) par Delphi, puis de celle de Dieppe par UTA.

Une tendance générale en Europe

A l'heure de la réduction de coûts et alors que les véhicules comptent en moyenne

2 000 mètres de câble, contre seulement 150 mètres il y a vingt ans, le constructeur de Billancourt a délibérément misé sur l'option équipementier. Il n'est pas le seul. En juin dernier, l'italien Magneti Marelli cédait sa dernière câblerie de Caso Loblo à Sylea. La reprise en 1991 de DAV et de Cavis ayant déjà apporté à l'équipementier français plus de 50 % du marché Fiat. Même tendance de l'autre côté du Rhin, où Volkswagen a créé un joint-venture avec Siemens, tandis que BMW et Mercedes travaillent eux aussi largement avec des partenaires extérieurs. Résultat : les câbleries internes des constructeurs ne détiennent plus que 6 % du marché européen du câblage d'automobile, tandis que les volumes d'activité des équipementiers s'envolent. En dix ans, Sylea a multiplié son chiffre d'affaires par dix, à 5 milliards de francs, avec 24 usines et 8 500 salariés, tandis que Delphi Packard Electric Europe, forte de près de 9 milliards de francs de chiffre d'affaires, réalise à elle seule près de la moitié de l'activité de Delphi sur le Vieux Continent. " Nous sommes la division qui travaille le moins avec General Motors, puisque seulement 35 % de notre chiffre d'affaires est réalisé avec Opel, contre 53 % en moyenne pour Delphi Europe ", souligne Jean-Claude Friloux, directeur du marketing de Delphi Packard Europe. Avec plus de 300 personnes dans sa câblerie de Rennes, 500 à Mulhouse, 612 à Sochaux, PSA fait bande à part. A l'heure où Renault met la touche finale à l'externalisation de ses câbleries, la firme au lion s'interroge même sur le rapatriement dans ses usines de Sochaux et de Mulhouse, mais aussi de Vigo et de Villaverde (Espagne) de certaines opérations de câblage aujourd'hui sous-traitées. Deux logiques diamétralement opposées. Objectifs, pour Jacques Calvet, le P-DG de PSA, " garder des emplois et de la technologie " au sein de son groupe. Alors que le câblage représente aujourd'hui quelque 6 % du prix d'une voiture, contre moins de 2 % il y a dix ans, PSA opte pour l'emploi et la paix sociale. Réduction des coûts oblige, les câbleries s'installent en effet à la périphérie de l'Europe. Voir l'usine ouverte par Delphi en Roumanie en septembre, les investissements d'UTA en Hongrie ou encore ceux de Siemens et de Yasaki en Turquie. Le maintien de câbleries en France coûte cher. Georges François, le P-DG de Sylea, en sait quelque chose. Pour hisser ses douze usines françaises aux exigences de flexibilité des constructeurs, il a dû investir quelque 200 millions de francs ces cinq dernières années dans la réorganisation de ses unités. Qu'à cela ne tienne ! Fidèle à sa logique sociale - il est moins coûteux, d'un point de vue global, de garder des câbleries internes que de licencier -, PSA ne tient pas non plus à perdre le contrôle de la technologie. Alors que certains annoncent l'arrivée massive de véhicules multiplexés sur le marché d'ici à trois ou quatre ans, le constructeur de Sochaux, qui fait plancher 300 ingénieurs et techniciens sur le sujet, n'est pas prêt à céder son savoir-faire à d'autres. Conscient que systèmes électriques et électroniques seront au coeur du pouvoir dans l'industrie de l'automobile de demain, il prend garde à préserver un peu de son autonomie.



HBS Technologie portée par l'envol de l'activité

Avec 20 % de son chiffre d'affaires avec les constructeurs d'automobiles, contre 100 % il y a dix ans, au moment du démarrage de son activité dans la protection des faisceaux électriques, l'évolution de HBS Technologie reflète bien celle du marché du câblage d'automobile. Les équipementiers ont pris le relais des constructeurs dans le portefeuille de clients de cette PMI du Doubs, alors même que son chiffre d'affaires passait de 90 millions de francs en 1992 à 207 millions aujourd'hui. Portée par l'essor du marché du câblage, l'entreprise, qui détient 67 % du marché européen de la protection électrique moteur, a suivi ses clients dans leur recherche de bas coûts de main-d'oeuvre. Déjà implantée en Espagne et au Portugal, elle a ouvert au début de l'année une activité en Turquie. Attentive à la stratégie d'implantation de ses clients câbleurs, elle pourrait bien prendre pied en Europe de l'Est dans les prochains mois.



USINE NOUVELLE N°2567

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