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L'Usine Auto

[Automobile] Un nouveau protocole d'homologation pour mieux mesurer les émission polluantes

Julie Thoin-Bousquié ,

Publié le

Le WLTP remplace le cycle NEDC, protocole d'homologation pointé du doigt depuis le dieselgate. Le nouveau système a pour vocation d'être plus fidèle aux conditions réelles d'utilisation des véhicules. 

[Automobile] Un nouveau protocole d'homologation pour mieux mesurer les émission polluantes
Le nouveau cycle d'homologation WLTP et les tests en conditions réelles RDE constituent une évolution de taille.
© wikimedia - c.c

Exit le NEDC (nouveau cycle européen de conduite). Discrédité par le scandale des moteurs diesel truqués de Volkswagen en 2015, ce protocole européen d’homologation des véhicules neufs, en vigueur depuis les années 1970, est remplacé à partir du vendredi 1er septembre par un nouveau processus baptisé WLTP (pour "procédure d’essai harmonisée au niveau mondial pour les véhicules légers"). Celui-ci s’applique dès cette année aux nouveaux modèles. D’ici 2019, les constructeurs automobiles devront proposer les valeurs de consommation de carburant et de rejets de dioxyde de carbone (CO2) de leurs voitures issues de la procédure WLTP.

C'est un vrai changement pour les acteurs de l’automobile. Effectué dans des conditions peu représentatives de celles réelles de conduite, le cycle NEDC simulait des accélérations poussives et supposait des changements de rapports à des moments donnés. Autant d’étapes susceptibles d’être anticipées par les constructeurs, sans forcément recourir à des astuces illégales. Le groupe Volkswagen avait toutefois opté pour un logiciel truqueur, conduisant au Dieselgate. Bilan de ces pratiques pas toujours légales: les émissions réelles des véhicules apparaissent souvent comme plus élevées que celles mesurées en laboratoire.

Des valeurs de CO2 en hausse

Face à cette réalité, la Commission européenne a donc décidé de mettre en œuvre un nouveau cycle, visant à être plus fidèle aux conditions réelles de conduite. Très concrètement, celui-ci comprend des phases d’accélération bien plus franches que son prédécesseur, doublé d’une vitesse maximale plus élevée. Le tout pour essayer de reproduire plus fidèlement la circulation en ville comme sur route et autoroute. Au total, le cycle d’homologation devrait être plus long d’une dizaine de minutes que le NEDC – de 20 à 30 minutes – et également plus long sur le plan du kilométrage.

"Le WLTP va introduire des conditions de tests bien plus réalistes pour mesurer les polluants et les émissions de CO2 que le NEDC, une procédure en laboratoire dépassée", justifie l'association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) dans une publication. "Cela fournira par conséquent une base plus précise pour calculer la consommation et les émissions d’une voiture". Sur le plan des émissions de CO2, le passage du NEDC au WLTP devrait se traduire par une augmentation des valeurs de certains véhicules. Dans un rapport, l’ONG ICCT indique que cette évolution devrait réduire l’écart entre émissions théoriques et réelles de 49% à 23%... de quoi faire mécaniquement grimper les valeurs relatives au CO2.

Des tests sur route pour mesurer les NOx

La procédure se double par ailleurs de tests en conditions réelles et aléatoires de conduite (RDE). Ceux-ci se dérouleront sur des routes ouvertes et selon des conditions de température, d’altitude ou de vitesse variables. Ils auront pour vocation de vérifier cette fois que les niveaux d’émissions polluantes (particules et oxyde d’azote) mesurées au cours des tests en laboratoire seront en phase avec ceux observés en situation réelle. Sur le plan des émissions de NOx, un facteur de conformité de 2,1, fixant à 168 milligrammes par kilomètre les émissions réelles maximales des nouveaux véhicules, a d’ailleurs été décidé. Il sera abaissé progressivement à 1 – 80 mg/km – au plus tard en 2023.

Ce test RDE devrait donc éviter l’existence d’écarts similaires à ceux mesurés par la Commission Royal dans la foulée du Dieselgate. Les experts avaient alors identifié des dépassements sur route parfois supérieur dix fois au seuil réglementaire de 80 mg/km. Avec cette nouvelle réglementation, les émissions polluantes devraient être désormais traitées sur toutes les plages d’utilisation. L’après-Dieselgate se dessine.

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