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L'Usine Maroc

Automobile : le Maroc signe pour de nouvelles usines et investit dans la formation

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Le gouvernement marocain vient de signer plusieurs contrats d’investissement pour la création de nouvelles usines ou l’extension d’unités existantes dans l’industrie automobile. Il a également adopté des projets de création de centre de formation spécialisée. Le but est de soutenir la dynamique de développement du secteur.

Automobile : le Maroc signe pour de nouvelles usines et investit dans la formation © Anas A.Rahmoun

Les entreprises citées

Le Maroc met les bouchées doubles pour un plus grand essor de son industrie automobile. Six contrats d’investissement ont été paraphés la semaine dernière entre le ministère de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, le Fonds Hassan II et les entreprises opérantes dans le secteur automobile, indique un communiqué du département d’Abdelkader Amara.

Les différents projets s’articulent autour de quatre métiers, à savoir, l’injection et assemblage des pièces en plastique, la fabrication de composants pour véhicules utilitaires, le câblage automobile et l’emboutissage et découpage de pièces métallique. Cumulant un montant 360 millions de dirhams (environ 32,2 millions d'euros), ces investissements portent sur la création de nouvelles usines ou l’extension d’unités déjà existantes. Ils devront générer, à terme, 1060 emplois directs, selon le ministère de l'industrie. Ces projets validés par le gouvernement marocain permettent à leur porteur de bénéficier de certaines aides à l'investissement ou subventions, notamment via le Fonds Hassan II.

LE CÂBLAGE AUTOMOBILE MOBILISE UNE GROSSE PART DE L’INVESTISSEMENT

Au total, ces projets concernent six sites et cinq entreprises. Il s’agit de l'allemand Leoni avec ses sites de Bouskoura et Ain Sebaa et de Yazaki Morocco, filiale du japonais Yazaki dans le câblage automobile. Et ce, pour un investissement global de 152 millions de dirhams (environ 13,6 millions d'euros). Ces trois projets portent sur l’extension des unités de production de ces sociétés en vue de servir leurs principaux clients dont Peugeot ou encore Renault. Ils devront permettre la création de 890 emplois.

La société espagnole Procesos Industriales del Sur (PROINSUR) a, quant à elle, lancé un projet de nouvelle usine d’injection et d'assemblage des pièces en plastique, sur la zone franche de Tanger (TFZ). L’enveloppe allouée à la réalisation de ce projet est de 103,5 millions de dirhams (9,2 millions d'euros), lequel devrait générer 81 emplois. Le chiffre d’affaires attendu à terme, et entièrement destiné à l’exportation, avoisine les 60 millions de dirhams (5,4 millions d'euros) par an.

La Centrale d’Equipement et de Carrosserie Industrielle (CECI) opère à Casablanca dans la fabrication de composants pour véhicules utilitaires et semi-remorques pour le compte de ses principaux clients dont Renault, Berliet, Volvo, Isuzu ou encore Mitsubishi. Elle est aussi engagée dans un partenariat avec l'allemand Krone. Le projet, qui consiste pour CECI en la création d’une nouvelle usine, mobilise 63,4 millions de dirhams d’investissement (5,7 millions d'euros) et doit générer 50 emplois.

Le projet d’emboutissage et découpage de pièces métalliques concerne enfin la société française SNOP. Ce projet vise l’extension de son usine située sur la zone franche de Tanger, laquelle nécessite 40 millions de dirhams d’investissement (3,6 millions d'euros) et prévoit la création de 40 emplois. Ce site tangérois travaille pour l'instant uniquement pour Renault.

ACCENT SUR LA FORMATION

Dans la foulée, le gouvernement marocain a adopté les projets relatifs à la création de trois nouveaux instituts de formation aux métiers de l’industrie automobile, d’après un communiqué de la Primature parvenu, lundi dernier, à l’agence de presse marocaine MAP. Mobilisant un montant global d’investissement de 380 millions de dirhams (environ 33,9 millions d'euros), ces établissements seront situés à Atlantic Free Zone de Kénitra, à Casablanca et dans la zone franche de Tanger. Plus de 3 000 personnes y seront formées chaque année, l’objectif étant de soutenir le dynamisme de développement du secteur.

Après l’expérience réussie de Renault à Tanger, le Maroc cherche à attirer d’autres géants de l’automobile. Après un récent road show au Japon, le ministre de l’Industrie, Abdelkader Amara a annoncé l’arrivée, d’ici trois ans, d’un nouveau constructeur, confiait-il en juin dernier dans un entretien avec L’Usine Nouvelle. Mais d’après le ministre, le prochain entrant ne sera pas forcément japonais et ne construira pas nécessairement une usine géante, à l’image de la firme française.

Ristel N. Edimomènè

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