Automobile : 5 enjeux clés pour le secteur en 2013-2014

Si la plupart des grandes tendances du secteur automobile identifiées ces dernières années demeurent valides, de nouvelles lignes de force apparaissent. Ernst & Young a interrogé 32 de ses associés impliqués auprès des plus importants acteurs de l’industrie automobile dans le monde. Cinq priorités stratégiques ont ainsi été identifiées, qui pourraient significativement modeler le paysage concurrentiel dans les années à venir.

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Automobile : 5 enjeux clés pour le secteur en 2013-2014

Concurrence : l’écart se creuse

Depuis quelques années, en termes de performance financière, l’écart s’accentue entre les acteurs les plus compétitifs du secteur et les autres. Les "gagnants" sont ceux qui ont le plus investi dans les marchés émergents : les cinq entreprises les plus rentables du secteur y réalisent 35% de leurs ventes. Les leaders sont également ceux qui ont su valoriser leurs marques selon les différents marchés et nouer des alliances fructueuses.

Environnement opérationnel : conduire par temps de brouillard

Les professionnels de l’automobile doivent composer avec une forte volatilité de leurs marchés et un manque de visibilité à long terme. Par exemple, sur 58 pays observés, 33 ont vu la confiance des consommateurs baisser au dernier trimestre 2012. Les réglementations sont instables, en particulier dans les pays émergents : nouvelle taxe sur le recyclage en Russie, taxes à l’importation au Brésil, nouvelles obligations en Chine sur les centres de développement, les marques locales et le véhicule électrique… Les entreprises sont contraintes à toujours plus d’agilité.

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Clients : s’adapter aux nouveaux usages

Les attentes des clients, très diverses selon les marchés, et une vision de l’automobile qui évolue, obligent à repenser les offres. Les segments en croissance évoluent durablement vers le premium et le rationnel ; certains pays émergents, comme l’Inde, ne pourront même être satisfaits qu’avec du très low cost. L’urbanisation croissante (11,3 milliards de trajets urbains quotidiens attendus en 2025, contre 8 en 2010) et la part croissante des transports publics dans ces trajets (32% en 2025 contre 16% en 2005) vont entraîner de nouveaux usages de l’automobile ; aujourd’hui 10 constructeurs sont déjà actifs dans l’auto-partage.

Organisation : plus que jamais, faire preuve d’efficacité et de flexibilité

Malgré la probable diversification de la demande, la standardisation sera au cœur des stratégies. La moitié de la production mondiale en 2016 sera concentrée sur 27 plateformes, contre 31 en 2012. La répartition des implantations industrielles va évoluer pour se rapprocher des nouveaux marchés. De nouveaux risques apparaissent ou prennent de l’ampleur, comme la sécurité des technologies et des données ou les rappels de véhicules exigés par les autorités.

Gestion des ressources : sécuriser talents, matériaux et capitaux

65% des entreprises disent rencontrer des difficultés à recruter les compétences clés dont elles ont besoin. En Inde, le déficit de main-d’œuvre qualifiée en R&D ou en production est estimé à 300 000 personnes. La sophistication des véhicules nécessite de nouveaux composants, créant des risques nouveaux. 95% des terres rares produites dans le monde le sont par la Chine ; après le tsunami au Japon, le mono-sourcing de composants ou de matières a trouvé ses limites. Enfin, disposer de ressources financières stables et sûres sera également un facteur clé de développement, voire de survie.

Jean-François Belorgey
Associé Ernst & Young, Responsable du secteur Automobile

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