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Bolloré réclame 250 millions d'euros d'indemnisation après l'arrêt d'Autolib'

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Publié le , mis à jour le 30/07/2018 À 09H05

La demande d'indemnisation du groupe Bolloré à la suite de la résiliation anticipée du contrat d'Autolib', les voitures électriques en libre service en région parisienne, s'élèvera à environ 250 millions d'euros, déclare Marie Bolloré, directrice générale des applications de mobilité électrique du groupe breton, dans un entretien au JDD.

Bolloré réclame 250 millions d'euros d'indemnisation après l'arrêt d'Autolib'
La demande d'indemnisation du groupe Bolloré à la suite de la résiliation anticipée du contrat d'Autolib, les voitures électriques en libre service en région parisienne, s'élèvera à environ 250 millions d'euros, déclare Marie Bolloré, directrice générale des applications de mobilité électrique du groupe breton, dans un entretien au Journal du Dimanche. /Photo prise le 21 juin 2018/REUTERS/Benoit Tessier
© Benoit Tessier

Bolloré veut être dédommagé après l'arrêt anticipé du service Autolib'. "Nous sommes en train de faire le calcul du montant que nous allons demander en septembre au syndicat mixte Autolib' Vélib', avec lequel nous étions sous contrat", annonce Marie Bolloré, DG mobilité du groupe breton dans une interview au JDD, en précisant que "cela se chiffre à environ 250 millions" pour couvrir les pertes accumulées et les coûts de résiliation.

Le groupe compte prendre à sa charge 60 millions d'euros sur les 210 millions de pertes enregistrées à fin 2017, précise Marie Bolloré. Aux 150 millions restant donc à recouvrer "vont s'additionner tous les contrats que l'on arrête, les coûts de départ des collaborateurs, les valeurs nettes comptables de biens, comme les bornes de charges", ajoute-t-elle.

Une division logiciels pour la mobilité

Marie Bolloré explique par ailleurs que le groupe compte profiter de l'expérience acquise à cette occasion, puisque la mise en place d'Autolib' s'est accompagnée de la création d'une "expertise informatique unique".

Le groupe Bolloré va "lancer une division 'systèmes' et continuer à (se) développer dans les systèmes d'information de gestion de flotte et d'autopartage", afin de "les proposer aux entreprises qui veulent opérer un service ou optimiser leur flotte d'objets partagés".

Le Syndicat Autolib' Vélib' métropole (SAVM), qui regroupe une centaine de communes, a voté fin juin la résiliation anticipée du contrat avec le groupe Bolloré, prévu initialement jusqu'en 2023. Les élus ont refusé de payer les 233 millions d'euros réclamés par l'industriel pour éponger le déficit du service, dont Bolloré évalue les pertes à 293 millions d'euros d'ici 2023.

Le service lancé en 2011 avec les désormais célèbres petites voitures électriques grises doit s'arrêter définitivement ce mardi 31 juillet.

Avec Reuters (Myriam Rivet, édité par Tangi Salaün)

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