Au Sima, les agroéquipementiers espèrent un rebond du marché en 2017

Réunis au Sima, le salon des fournisseurs de l’agriculture et de l’élevage, qui a ouvert ses portes le 26 février à Villepinte (Seine-Saint-Denis), les agroéquipementiers français espèrent un rebond du marché après trois années de baisse consécutive. Mais les perspectives en France sont moroses, la faute notamment à une récolte catastrophique de blé lors de l'été 2016. Les équipementiers misent sur l'export et l'innovation pour tirer leurs ventes.

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Au Sima, les agroéquipementiers espèrent un rebond du marché en 2017
Les tracteurs représentaient 27% du marché français de l'agroéquipement en 2014 (Source: Axema)

L’ambiance est contrastée au Sima, le salon des fournisseurs de l’agriculture et de l’élevage, qui a ouvert ses portes le 26 février à Villepinte (Seine-Saint-Denis). Tandis que les fournisseurs rivalisent d’innovations – plus de 600 nouveaux produits sont présentés -, l'ombre de la récolte catastrophique de blé en France en 2016 (-29% par rapport à 2015) plane dans les travées.

"Mon fils est présent, mais il est venu s’informer pour des projets à venir et non pas signer des bons de commande", explique ainsi Patrick Dezobry, administrateur de la FNSEA et agriculteur dans le Val-d’Oise. Comme lui, de nombreux agriculteurs français devraient reporter leurs investissements cette année, la faute à des revenus en berne. Une mauvaise nouvelle pour le marché de l’agroéquipement en France, en récession depuis 2013. Ce marché était estimé à 6,5 milliards d’euros en 2013 par Axema, l'Union des industriels de l'agroéquipement, contre 5 milliards d’euros en 2016.

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Un rebond en 2017 ?

Pourtant, pour Axema, qui représente environ 90% de l’offre française de matériels agricoles l’année 2017 pourrait bien être celle du renouveau. "Nous envisageons une hausse du marché en 2017, mais les agriculteurs vont raisonner leurs investissements", estime Elodie Dessart, responsable du service économique. Ce rebond devrait être stimulé par l’appétit des agriculteurs pour l’innovation, bien représentée sur le salon avec deux hackathons et un village de start-up. "Il y a deux ans, nous parlions déjà d’agriculture numérique, mais nous ne pensions pas que cela allait être aussi fort cette année", remarque Martine Dégremont, la directrice du Sima.

L’enjeu pour les fabricants d’équipements agricoles est clair : le marché est "tiré par la dynamique des nouveaux produits", comme ceux, cette année, qui permettent d’optimiser les traitements phytosanitaires ou les semis, note Elodie Dessart. Le fabricant breton Sulky a ainsi présenté au Sima sa nouvelle trémie "duo", qui permet de semer deux plantes, la seconde accompagnant la culture principale. Cette alternative aux techniques agronomiques traditionnelles doit permettre in fine de réduire les traitements chimiques et de répondre à une demande sociétale d'une agriculture plus verte.

"Nous ne retrouverons pas les anciens niveaux du marché français: il faut revenir revenir à plus de constance, car il y a eu énormement de fluctuations des ventes, souligne Alexis Guillotin, chef des produits dans cette PMI bretonne, qui a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de 42 millions d’euros. Mais nous considérons la baisse du marché français comme une opportunité pour travailler davantage vers l’export." La France est traditionnellement le premier marché européen des agro-équipementiers. Elle était jusqu'ici le premier marché export du fabricant bavarois Horsch, avant d’être détrônée cette année par l’Ukraine.

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