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Au Sénat, Zuckerberg résiste aux appels à la régulation de Facebook

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Publié le , mis à jour le 11/04/2018 À 09H10

Mark Zuckerberg est entendu le 10 et 11 avril par le Congrès américain. A la suite du détournement des données de dizaines de millions d'utilisateurs, le PDG de Facebook doit notamment s'exprimer sur le respect du droit à la vie privée.

Au Sénat, Zuckerberg résiste aux appels à la régulation de Facebook
Mark Zuckerberg s'est présenté le mardi 10 avril devant les parlementaires américains avec pour objectif premier de défendre le modèle de Facebook.
© capture Youtube

Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, a réitéré le mardi 10 avril ses excuses et assuré aux sénateurs américains que le réseau social s'efforçait de changer à la suite du détournement des données de dizaines de millions d'utilisateurs, tentant ainsi de préserver sa société de toute réglementation plus stricte sans toutefois prendre d'engagements concrets. Il doit être à nouveau entendu le mercredi 11 avril.

Le magnat de l'internet de 33 ans a été auditionné pendant près de 5 heures par deux commissions sénatoriales, au Commerce et à la Justice, et a dû s'exprimer sur une variété de sujets, allant de la manière dont Facebook a géré l'ingérence russe présumée dans la campagne présidentielle américaine de 2016 au droit à la vie privée en passant par les discours d'incitation à la haine.

Facebook se défend d'être en situation de monopole

"Nous traversons un grand changement philosophique au sein de la société", a dit Zuckerberg, vêtu pour l'occasion d'un costume-cravate sombre en lieu et place de ses habituels T-shirt et jeans.

Le patron de Facebook a contesté qu'avec ses deux milliards d'utilisateurs, la société californienne soit en situation de monopole mondial. "Ce n'est certainement pas ce que je ressens", a-t-il dit.

Zuckerberg a dit à plusieurs reprises que lui-même et son équipe d'experts étaient ouverts à la discussion, une attitude qui a plu aux investisseurs - l'action Facebook a signé sa plus forte progression depuis deux ans, bondissant de 4,5% - mais qui n'a pas levé toutes les interrogations.

John Thune, président de la commission sénatoriale au Commerce, à la Science et aux Transports, a ainsi mis en garde le patron du réseau social contre les conséquences de ses défaillances. "Par le passé, nombre de mes collègues, des deux côtés de l'assemblée, étaient disposés à laisser les entreprises technologiques entreprendre de s'auto-réguler; mais ça pourrait bien changer", a-t-il prévenu.

Les doutes de la sénatrice californienne "pas levés

Zuckerberg a notamment fait valoir qu'une réglementation plus stricte pourrait compliquer la création de nouvelles start-ups, tout en reconnaissant que la réponse de Facebook n'avait pas été à la hauteur des enjeux.

Avec un temps de parole limité à 5 minutes, comme les 43 autres élus assistant à l'audition, Kamala Harris, sénatrice de l'Etat de Californie où Facebook a son siège, a insisté pour savoir si la société entendait informer les utilisateurs du siphonnage de leurs données personnelles.

Elle n'a pas été convaincue par la réponse: "L'incapacité de Mark Zuckerberg à répondre à plusieurs questions cruciales lors de sa comparution devant le Sénat aujourd'hui n'a pas levé mes doutes sur la valeur que Facebook accorde à la confiance et à la transparence", a-t-elle écrit sur Twitter.

Plus de 200 000 utilisateurs français affectés par le scandale Cambridge Analytica

Le réseau social est en pleine tourmente depuis qu'un lanceur d'alerte a révélé mi-mars que les données de 50 millions de ses utilisateurs avaient été détournées au profit de Cambridge Analytica, un cabinet britannique de conseil politique ayant notamment travaillé pour Donald Trump lors de la dernière campagne présidentielle aux Etats-Unis.

Le 4 avril, Facebook a lui-même revu à la hausse le nombre d'utilisateurs affectés, à 87 millions, dont plus de 200 000 utilisateurs français. A cela s'ajoutent les soupçons d'utilisation du réseau social par la Russie pour peser sur l'élection présidentielle américaine de novembre 2016.

Mark Zuckerberg tente de prouver qu'il doit rester à la barre de Facebook

Zuckerberg, qui a fondé Facebook en 2004 alors qu'il était à Harvard, tente de prouver à ses détracteurs qu'il doit rester à la barre de ce qui est devenu l'une des plus grosses entreprises de la planète.

A cette fin, il a apporté son soutien vendredi à un projet de loi obligeant les médias sociaux à révéler l'identité des acheteurs de publicités électorales en ligne. Il n'a en revanche fait aucune nouvelle annonce lors de son premier jour d'audition.

Le marathon politique de Zuckerberg n'est pas terminé, puisqu'il sera de nouveau auditionné au Congrès le mercredi 11 avril, cette fois par la commission de l'Energie et du Commerce de la Chambre des représentants.

 

(avec la contribution de David Ingram, David Shepardson et Amanda Becker; Claude Chendjou, Wilfried Exbrayat et Tangi Salaün pour le service français)

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