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L'Usine Agro

Au salon Natexpo, les entreprises croquent le bio à pleines dents

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

Le taux de pénétration du bio est encore faible, mais sa croissance explose. Une opportunité pour les industriels de l’agroalimentaire, la cosmétique ou encore les fabricants d’ingrédients réunis au salon Natexpo, qui se tient du 22 au 24 octobre à Paris.

Au salon Natexpo, les entreprises croquent le bio à pleines dents
Natexpo, le Salon international des produits bio, c'est l'occasion de valoriser une filière qui a le vent en poupe.
© Laetitia Duarte

Pour son édition 2017, Natexpo, le Salon international des produits bio organisé à Paris jusqu’au 24 octobre, s’est offert un invité de marque : Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation. Une présence pas anodine en plein Etats Généraux de l’Alimentation, et l’occasion de valoriser une filière qui a le vent en poupe, selon les chiffres du cabinet Asterès et de l’agence BIO.

Le bio, près de neuf français sur dix en auraient ainsi consommé en 2016 (contre 54% il y a quinze ans !), et 69% au moins une fois par mois. "Cette évolution a lieu dans un contexte où les Français accordent de plus en plus d’importance à la préservation de l’environnement dans leurs actes d’achats", estiment les organisateurs de Natexpo.

L'alimentation bio, un marché de 7 milliards d'euros en France

A qui profite ce business ? Sans surprise, au secteur de l’alimentation et du vin en premier lieu. En France, la consommation des ménages a ainsi bondi de +21 % l’an dernier, et le marché total de l’alimentation bio dépasse désormais les 7 milliards d’euros, en incluant la restauration hors domicile. Pas étonnant, dès lors, que le salon accueille des exposants, français et internationaux, de toutes les catégories : boissons végétales, viandes, céréales, crémerie, confiseries, coquillages et même surgelés.

Le chiffre d’affaires des entreprises de transformation agroalimentaire bio a ainsi enregistré une croissance à deux chiffres en "sortie d’usine" : +18% en 2014 et +15% en 2015 pour un chiffre d’affaires de 3,5 milliards d’euros. "Un dynamisme remarquable dans un contexte difficile", soulignent les organisateurs, alors que "le chiffre d’affaires global de l’industrie agroalimentaire en France est atone sur ces périodes : +1% en 2014 et 0% en 2015". Conséquence, les effectifs des transformateurs du bio auraient cru de 11% entre 2012 et 2015, et leurs investissements de 50% en 2015. Indispensable, car plus d’un sur deux a lancé un nouveau produit en 2014 et en 2015.

Trouver les ingrédients adaptés et tracés

Cette folie du bio, d’autres secteurs de la transformation en bénéficient aussi. Comme la cosmétique, dont la fabrication de produits bio a cru de 10% en valeur en 2015 et fait le plein d’innovations, avec un nouveau produit lancé par neuf entreprises sur dix. C’est dans les compléments alimentaires que le bio a la plus forte pénétration en France, avec 15% des ventes (contre 3% dans l’agroalimentaire), et 5% de croissance de la production en 2015. Chez les produits d’entretien bio, la hausse était de 13% en 2015, ou encore 3% pour la filière du textile bio, moins structurée.

Restent des enjeux pour ces entreprises. "Substituts aux protéines carnées avec le vegan, traçabilité des produits avec les stratégies d’achats sécurisés, sourcing responsable et commerce équitable, évolution des certifications et de la communication BtoC…", notent les organisateurs. Pour innover, ces entreprises doivent notamment faire appel à un vivier de spécialistes des ingrédients et matières premières différenciant. Capables de proposer des céréales "sans gluten" comme le sarrasin, l’avoine, le millet, voire des matières premières plus exotiques comme le teff ou le souchet. Ou encore des légumineuses et des céréales promettant des critères de formulation "proche de la viande" en termes de teneur protéique et de caractéristiques organoleptiques. Des niches aujourd’hui, mais des marchés en devenir pour demain ?

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