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L'Usine Aéro

Au salon Ebace, l’aviation d’affaires pourrait reprendre des couleurs

Olivier James , , , ,

Publié le

Le salon de l’aviation d’affaires se tient à Genève du 20 au 22 mai. Le secteur pourrait sortir du marasme, après plusieurs années noires. Dassault Aviation compte y dévoiler un nouvel appareil.

Au salon Ebace, l’aviation d’affaires pourrait reprendre des couleurs © D.R. - Ebace

Le secteur de l’aviation d’affaires est-il en passe de reprendre la main ? La question sera sur toutes les lèvres lors du salon Ebace de Genève qui mettra l’aviation d’affaires à l’honneur du 20 au 22 mai. Les acteurs de ce marché ne connaissent pas l’euphorie qui préside dans l’aviation commerciale où les carnets de commandes débordent. Depuis 2008, les avionneurs connaissent une activité en berne mais qui pourrait confirmer en 2014 une reprise frémissante. 

C’est le cas chez le français Dassault Aviation. "Nous sommes dans un marché convalescent, reconnaît Eric Trappier, le PDG du groupe. Nous avons traversé des années noires mais j’ai la conviction que le marché de l’aviation d’affaires va reprendre". Pour preuve, lors de la présentation des résultats en mars dernier, le dirigeant a fait état de 64 appareils civils de type Falcon commandés en 2013 contre 58 en 2012, ainsi que de 77 livraisons (contre 66 en 2012). Eric Trappier en avait d’ailleurs profité pour annoncer une "nouveauté" lors du salon Ebace, dénommée M1000. Comme nous l’avions écrit le 13 mars dernier, il s’agirait d’une version augmentée du Falcon 7X. L’appareil sera dévoilé dès ce lundi 19 mai à 12h.

Un secteur qui retrouve la croissance

Il semblerait bien que ce vent d’optimisme souffle sur l’ensemble du secteur. Selon l’association Gama, l’aviation d’affaires a enregistré en 2013 une croissance des livraisons de 4,3%, après cinq années de baisse : elles sont passées de 2164 appareils en 2012 à 2256 en 2013. De quoi générer un chiffre d’affaires de 23,4 milliards de dollars, en hausse de 24%. Mais ces chiffres recouvrent des types d’appareils, et donc des dynamiques de marchés, très variés allant des jets d’affaires aux turbopropulseurs (avions à hélices), en passant par les avions à pistons.

Dans le détail, ce sont les turbopropulseurs qui ont connu la plus forte croissance en 2013 (10,4% pour un total de 645 appareils livrés). Quant aux avions à pistons, 933 appareils ont été livrés l’an dernier (+2,7%). Les jets d’affaires ont été plus à la peine avec une croissance des livraisons de seulement 1%. Elles sont passées de 672 avions en 2012 à 678 en 2013. On reste dans ce dernier segment bien loin du record de livraisons de 2008, avec un total de 1145 appareils.

Le haut de gamme à l’honneur

L’année 2014 promet de consolider cette tendance à la hausse esquissée en 2013. Les trois premiers mois de l’année enregistrent une progression des livraisons, tous segments confondus, de 11,9% : 500 appareils ont été livrés contre 447 lors du premier trimestre 2013. Soit un chiffre d’affaires de 5,1 milliards de dollars (+9%). Surprise en ce début d’année : les jets d’affaires retrouvent eux aussi le chemin d’une croissance forte. Si les avions à pistons témoignent d’une croissance des livraisons de 21,4% (221 livraisons), les jets d’affaires ne sont pas en reste avec une progression de 19,4% (154 livraisons). Quant aux turbopropulseurs, 125 exemplaires ont été livrés (+8,1%) en ce début d'année.

Dans ce contexte de reprise, la concurrence s’annonce rude. En particulier en ce qui concerne les prestigieux jets d’affaires, spécialité historique de Dassault Aviation. Mais d’autres industriels comptent bien engranger les commandes cette année, et lors du salon Ebace en particulier. C’est le cas du canadien Bombardier, des américains Gulfstream et Cessna, et du brésilien Embraer. Tous le savent : ce sont les avions d’affaires haut de gamme et de grande dimension qui résistent le mieux à la crise. Le salon Ebace devrait en apporter la preuve.

Olivier James

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